LA VILLE EST SURPRISE
mée entière passe sur l'autre rive sans avoir besoin de rameurs. Aussitôt que les hommes porteurs de lances eurent atteints la terre, ils virent se déployer devant eux, non loin des murailles, une plaine très -propre pour l'établissement d'un camp et dont les eaux de la Loire et du Cher rongeaient les deux extrémités. Au milieu étaient des bois et des prairies verdoyantes; sur quelques points, des vignes et des pruniers, arbre fécond ; des poiriers, des cerisiers , des pommiers , et des arbustes dont le bois pouvait servir aux soldats pour fortifier leur camp. Le rpi fit dresser ses tentes au milieu de cette plaiçe, dont les fruits lui offraient tant d'avantagé^ , et qui de plus était si belle à la vue \
Déjà le jour nouveau avait chassé les ténèbres de la nuit , et la présence du soleil venait de rendre la clarté au monde ; les bandes d'hommes de pied, gens inquiets, à qui tout repos est en tous lieux insupportable , dresr sent leurs échelles contre les murailles* à Tinsu du roi, et ne rencontrent personne qui vienne les repousser , ou qui ose défendre
ï Thilipéid. de Guillaume le Breton , chant 3 et 4