‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 191 sur 248 · RICHARD DÉBARQUE EN SICILE · texte numérisé non relu

RICHARD DÉBARQUE EN SICILE

de la tente royale. Enfin, la flotte parut vant Messine le 2 3 de septembre; Richard donna que l'on fit sonner tous les cornets, < bruit en fut si grand , que les citoyens d ville , tout troublés , montèrent sur les r parts. Us se firent alors une très-grande de la puissance du roi d'Angleterre , en vo] tant de banderoles et d'armoiries diverses apercevait les lions , les merlettes , les to les croix en bande, les émaux d'azur, de se et de gueules , et le soleil relevait encore l'< de ces symboles biillans \

Philippe, accompagné de Tancrède , rc Sicile , reçut Richard sur le rivage. Ils eu une assez longue entrevue , où ils s'expi rent avec une extrême cordialité. Le me que anglais fixa sa demeure dans une im entourée de vignes , sise hors des murs c cité. Le lendemain de son arrivée , Je d'Angleterre , sa sœur, veuve de Guillaun dernier roi de Sicile , et que Tancrède long-temps retenue captive à Palerme , le visiter. Le roi Philippe était présent à trevue , et la chronique remarque qu'il r<

1 Roger de Hoveden adann. 119a. Brompton ibid.

36a DROITS DE JEANNE SOEUR DE RICHARD.

dait la sœur de Richard avec des yeux si doux et uq visage si animé, que tout le monde ne doutait plus qu'il ne la prît bientôt pour femme. Jeanne raconta aux barons ses malheurs et les injustices de Tancrède. Guillaume II, son époux , n'ayant laissé aucun enfant mâle, avait désigné pour successeur Constance , sa grand' tan te , fille de Roger I er , roi de Sicile; tous les barons du royaume avaient juré à leur suzerain de reconnaître cette princesse pour leur reine , et Tancrède , lui-même frère naturel de Constance , s'était empressé le premier de prêter le serment ; mais après la mort du roi , le perfide , s'attirant l'affection des prélats et des seigneurs de Sicile , se fit couronner à Messine; et comme la reine Jeanne avait soutenu les droits de Constance , le nouveau roi l'avait retenue captive à Païenne; ce ne fut que lorsqu'il apprit l'arrivée de Richard , et dans la crainte de sa colère, qu'il donna des ordres pour la rendre à la liberté. Jeanne avait aussi à faire valoir ses droits pour sa dot et divers legs que lui avait laissé son époux. On lisait dans le testament de Guillaume , qu'il donnait à sa veuve , comme

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