CHEVALERIE DE SALADIN
anglais renvoya au sultan un prisor musulman , et Saladin remit au député robe d'honneur : ensuite Richard envpy.' mander des fruits et de la neige , qui lui & accordés^
Les chroniques latines ajoutent que 1 néreux Saladin députa un émir aupri Philippe et de Richard, et le charge remettre ,* en son nom , aux deux monar< des poires de Damas et des raisins cueillis la Syrie ; à leur tour , Philippe et Ri< envoyèrent de riches bijoux à Saladin Malek-Adel , comme un gage et Un sou de leur estime \
Cet échange de politesse entre les rois soudan, la noblesse des procédés et de nières du chef des émirs infidèle*, son } lant courage et sa générosité avaient fait :
et fortifié l'opinion parmi les Chrétiens q ladin avait recul'ordre illustre de chevalei fabliaux de cette époque rapportent qu<
i Intérim S'aladinue prioceps exercitûs paganorum, n que n ter nuncios ad reges Francis et Angliae cum Fyris c nîs et aliis diversiorum fructuum geaeribus. (BenoîtPeterl «d ann. 1191. )
4o6 HUGUES DE TABARIE.
mi le» prisonniers du Soudan se trouvaient le brave Hugues de Tabarie , seigneur de Gallilée , de la race valeureuse des Francs. Saladin, qui connaissait déjà son nom célèbre dans mille combats , l'accueillit avec honneur ; mais selon la coutume des Musulmans, il lui déclara qu'il eût a se racheter moyennant la forte rançon de cent mille besans , ou bien qu'on lui ferait couper la tête. Mai*, brave chevalier ,lui dit Saladin , je te donne deux années pour recueillir ta rançon; vas en France, tes nobles compagnons te prêteront facilement cette somme. Hugues engagea sa foi de revenir dans le terme indiqué ; mais f au moment de son départ ♦ Saladin le fit appeler , le pria, par le nom de Dieu * de lui faire connaître les lois sacrées de l'ordre de chevalerie, et de lui conférer cette dignité avant son départ. Le seigneur de Tabarie hésita quelque temps , l'ordre de chevalerie exigeant la foi chrétienne ; mais les prières du soudan furent si impérieuses, qu'il se décida à lui en révéler les pieux enseignemens; il fit d'abord laver le visage et raser la barbe du soudan, et ordonna qu'on lui préparât un bain, symbole du baptême ; le lit odoriférant sur le-