‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 31 sur 248 · LA RÉVOLUTION COMMUNALE · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION COMMUNALE

La révolution communale, considérée dans son principe, ne fat donc qu'un mou veinant naturel du peuple pour conquérir un état meilleur; quelquefois, comme on l'a dit, les bourgeois achetaient leur commune à prix d'argent, souvent ils l'obtinrent par la violence ; et profitant de toutes les circonstances , des guerres qui affaiblissaient les seigneurs, des croisades qui les entraînaient loin du manoir avecleurshommes d'armes, ils obtenaient d'une manière quelconque un système de liberté et de garantie ; lorsqu'on voit Richard-Cœur-de-Lion dire qu'il vendrait même la ville de Londres , pour se procurer l'argent nécessaire afin d'accomplir son pèlerinage d'outremer, on doit croire que beaucoup de petits barons pour le même motif aliénaient en faveur de leurs hommes les droits exorbitans qu'ils avaient dans les cités de leur domaine ; et ce fut là une des grandes causes de l'affranchissement des communes.

Lorsque l'impulsion fut presque partout donnée, les rois cherchèrent à tourner ce mouvement à leur profit. L'établissement d'une commune dans la terre d'un vassal était une véritable acquisition pour la couronne.Presque

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