LA RÉVOLUTION COMMUNALE. .*W
toujours la charte communale, scellée du sceau du suzerain, était placée sous sa protection, de sorte qu'il se formait entre le prince et cette classe intermédiaire de bourgeoisie, des liens nouveaux et des rapports plus immédiats. La couronne devenait leur appui , comme à leur tour lesbourgeoisdevenaientd'utiïesauxiliaires pour la couronne. Cette situation de la classe intermédiaire jetait les premiers élémens d'une société nouvelle qui se fondait sur d'autres idées que sur la vassalité territoriale.
La plupart des chartes des communes créaient pour les habitans un système municipal fort large dans ses bases. Lorsque la charte était jurée , les habitans avaient le droit de se réunir dans la maison commune où la cloche du beffroi les appelait. Us élisaient leurs magistrats , fixaient les aides et les péages pour les besoins municipaux. Tous les habitans étaient tenus à la garde de la ville , à la réparation des remparts età l'entretien des fossés. La commune devait le service militaire de la même manière que les fiefs. Ses bourgeois , dans les batailles , se plaçaient, l'arc en main , devant les chevaliers bardés de fer. Les échevins ou jurais de la ville