ÉDUCATION DE PHILIPPE-AUGUSTE
Le jeune prince fut baptisé le troisième jour de sa naissance par Maurice, évêque de Paris, dans l'église deSt.-Michel-dc-Laplace. Philippe, comte de Flandres, fat son parrain d'épée, et Constance, femme de Raymond V, comte de Toulouse , sa marraine. Mais ses véritables par- • rains , car alors l'église en admettait plusieurs, forent Eude , abbé de Ste.-Geneviève , Hervé, abbé de St. -Victor; deux veuves de bourgeois de Paris le tinrent avec eux dans un vase de cuivre rouge, qui servait de fonts baptismaux à la porte de l'église. « Quant ly enfant fat né, il fat appelé Philippe Dieudonné; car ly roi Loys son père', qui étoit un saint homme et bon chrétien , s'étoit converti en aumône et oraison , et Dieu notre sire , qui pas ne refase à ses procères , li donna un fils par quoi fat nommé Dieudonné \ »
L'éducation du nouveau-né fat confiée au vieux Robert-Clément de Metz , chevalier plein d'expérience des choses de la guerre, et qui possédait par hérédité la dignité alors unique de maréchal. Philippe reçut toutes les leçons qui
i Chronique (!e Saint-Denis. Apud doin Brial. Hist. de France, *, xvn, p. 348.