‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 40 sur 248 · ÉDUCATION DE PHILIPPE-AUGUSTE · texte numérisé non relu

ÉDUCATION DE PHILIPPE-AUGUSTE

formaient les varlets royaux : le» exercice» du corps, les joutes, les tournois, la lecture des livres saints, de quelques chroniques et desromanspleinsde prouesses et d'aventures extraordinaires, que les trouvères normands avaient chantés à la cour d'Angleterre et de France.

Le jeune prince , au sortir de l'enfance , put aussi s'instruire par les scènes qu'il avait sous les yeux. 11 vit les longues querelles de son père avec Henri , roi d'Angleterre, à l'occasion des fiefe de la Tourraine et de l'hommage de la Normandie, les fureurs et les caprices du roi anglais, la résistance fanatique et la mort déplorable de Thomas Beclet, archevêque, de Cantorbéry ; les révoltes des fils de Henri, les pillages et les désordres commis dans les provinces par les Cotteraux et les Brabancois, ramas de robbeurs et de pillards qui ardoient les monastères et fustigoient les clercs 1 . A l'âge de treize ans il accompagna son père qui allait à l'aide des églises de Qermont, des religieux de Cluny et de Vezelay persécutés par les seigneurs et les bourgeois des communes.

Sous Louis-le-Gros, le domaine royal qui

i Chronique <Je Saint-Denis, t. n, ch. a.

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