‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 5 sur 248 · IM · texte numérisé non relu

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SUR I/HISTOWS DE Sa&ïfGE. XJ

sociales qui s'opérèrent sous son long règne; beaucoup de ces événemens furent dus m hasard, d'autres à la marche naturelle des Idées; mais j'ai groupé les faits 1 autour d'un nom fameux idans notre histoire, afin de ramener à une unité tous les grands tnouvemens qui s'opérèrent alors.

Deux écoléfc semblant se paa?tageiVder pttifc lé çUx~huitièmè siècle $ . le domaine dès sciences historiques; l'une que j'ap-?

péllérai descriptive^ l'autre rationnelle ef syst^a tique-; la première Vattachant à reproduire les événemens contempo-*:

raina, à raconte* leb laits tels qu'elle, les tRWye* l'autre à les rassembler en faisceau y poUr en tirer des conclusions et en faire sortir des idées générales*.

L'école descriptive avait (ait peu de progrès jusqu'à la publication des Ducs

X1J LETTRE A. H. JDB BARANTE

de Bourgogne^ jusqu'alors trop préoccupés des formes de l'antiquité grecque et romaine , trop fiers de marcher sur les traces de Thucydide et de Tite-Live, nos historiens avaient dédaigné la manière simple et naïve de nos chroniqueurs.

Je ne chercherai point à toucher aux grandes réputations historiques de la Grèce ou de Rome. Et certes, si j'avais à écrire les révolutions qui agitèrent le monde romain, j'y trouverais mes inspirations et mes modèles ; mais la physionomie de notre histoire nationale n'a rien de commun avec ces annales de l'antiquité. Que dire d'un architecte qui, chargé de reproduire les églises du moyen âge, avec leurs ogives croisées, leurs vieux saints mutilés , emploierait le beau style du Panthéon de Rome ou du Parthénon d'Athènes ? évidemment il ferait anachro-

SUR L'HISTOIRE DE FRANCK. xiïj

nisme ; l'historien qui orne les récits naïfs de nos chroniques par la phrase grecque ou latine, toirfbe dans le même défaut.

Notre école historique a subi trois révolutions ; le dix-septième siècle et le commencement du dix-huitième ont vu celle de l'érudition travailleuse, cette école qui recueillit les Chartres , les chroniques , les diplômes; la postérité ne saurait avoir trop de reconnaissance pour les savans laborieux , les Pithou , les Duchesne , les Bouquet, les Lewic, les Vaissète, les Martene j c'est à eux seuls que nous devons les débris de nos monumens historiques. Puis sont venus les écrivains spirituels et systématiques du dix-huitième siècle , qui ont discouru , souvent à Faitle de quelques ouvrages de seconde main , sur les temps de notre mo-

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