‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 59 sur 248 · FIEFS D'AQUITAINE ET DE NORMANDIE · texte numérisé non relu

FIEFS D'AQUITAINE ET DE NORMANDIE

poing , ne te faisait aucun scrupule de leur courir-sus pour les dépguiller. Lorsque Henri II envoya Jeanne sa fille , suivie d'un sénéchal et de quelques prudens barons, à la cour du roi de Naples auquel elle était destinée, le duc de Bourgogne attendit l'escorte de la jeune princesse sur la grande route , l'attaqua et pilla tout ce qu'elle transportait, tandis que ses chevaliers caressaient les damoiselles \ Ce qui fait dire à un chroniqueur que Hugues fut moult bon chevalier, mais qu'il ne fut oncque tenu à sagesse ni à Dieu ni au monde.

Les grands fiefe d'Aquitaine et de Normandie étaient, comme nous l'avons dit , au pouvoir de Henri, roi d'Angleterre. Cependantle fougueux et vaillantRichard, que nousretrouveronsbientôt sur un plus vaste théâtre , avait reçu V Aquitaine à titre de fief, et en avait fait hommage à Louis VII son suzerain le 6 janvier 1 1 7 1 . A l'avénement de Philippe-Auguste l'Aquitaine était soulevée, une coalition de vassaux s'était formée contre Richard ; les comtes de la Marche , d' Angouléme , Geoffroy de Rancone , seigneur de Taillebourg, avaient secoué les liens de la

1 Duchesne, Bist. de Bourgogne, t. i, aux Preuve». '

Page 1