‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 60 sur 248 · LE COMTE DE TOULOUSE. I IQ · texte numérisé non relu

LE COMTE DE TOULOUSE. I IQ

féodalité, et le prince anglais, suivi des barons demeurés fidèles, cherchait à réprimer la révolte. Quant à la Normandie, tantôt dans les mains du roi d'Angleterre, tantôt dans celles de Henri son fils, elle formait une des dépendances les mieux unies à la couronne des Plantagenets.

Le comté de Toulouse, fief le plus éloigné des terres de France , et que distinguaient des mœurs et des habitudes particulières, comprenait alors les comtés d'Albigeois, du Quercy, du Rouergue, le duché de Narbonne, les comtés de Nîmes et de Saint-Gilles, enfin le marquisat de Provence, qui embrassait tout le pays situé entre l'Isère, les Alpes et la Durance. Raymond s'était allié à la race des Gapets par son mariage avec Constance, sœur de Louis VII et fille de Louis-le-Gros. Le comte de Toulouse se trouvait pour quelques fiefs vassal des ducs d'Aquitaine, mais pour son comté il relevait du roi de France : guerrier valeureux , il se distinguait encore par son amour des plaisirs .et la pompe chevaleresque de ses cours plénières : toute la chrétienté célébrait ses magnifiques tournois , et le luxe de

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