‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 66 sur 248 · GOUVERNEMENT DU COMTE DE CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT DU COMTE DE CHAMPAGNE

franchir le seuil avec «en hommes d'armes, ce qui lui fut accordé , ce parce que les comtes de Paris avaient toujours été les avocats du monastère, et qu'il n'était pas à craindre alprs qu'ils s'emparassent de l'église ou de ses fiefs* » Lesdeuxjeunesépouxs'avancèrent en pompe vers l'autel orné de la châsse des martyrs, sur laquelle pendait l'oriflamme, couleur de feu, riche bannière de l'abbaye. L'église était ornée de lustres et de cierges qui jetaient une lumière éclatante , de sorte que les vitraux qui reproduisaient en images peintes de diverses couleurs, sinople, gueule et sable, les prouesses de la première croisade sous Godefroide Bouillon, paraissaient comme des transparens magnifiques. La fouit se pressait dans le milieu de 1 église. Lorsque le roi et la reine se furent mis à genoux, on faisait tant de bruit qu'on n'entendait plus le chant des enfâns de choeur et le son rauque de l'orgue \ Le chroniqueur Rigord qui assistait à cette bruyante cérémonie, rapporte qu'un des hommes du roi, chargé d'imposer silence, faisait mouvoir sa baguette çà et là dans les airs. Voilà que,

i Rigord Gest. Philip. Aug. ad an a. 1181.

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