La lie de ce calice n'est point épuisée
3. Le saint père fait allusion à la reine, mère de Louis de Bavière, au marquis de Ripon, etc.
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secourues par la grâce de Dieu ; mais Dieu a voulu aussi se servir de ses ministres qui ont pu les jeter dans les eaux de sa miséricorde, et elles sont sorties de la piscine miraculeuse purifiées des taches de leurs péchés (*). »
Dieu « ne se sert-il pas des tribulations de l'Eglise pour la rendre plus belle et plus respectée ?
« Il y en a beaucoup qui ont un bon esprit et qui sont pleins de bonne volonté ; mais ils faiblissent sous le poids de cette persécution continuelle et calculée. Affaiblis, avilis, ils ne savent pas comprendre comment, après tant de pénitences et de prières, le fléau persiste à frapper l'Eglise. Alors vous voyez combien vient à propos l'instruction donnée par l'ange à Tobie. Peut-être aussi que Tobie demanda et que l'ange lui expliqua le mystère de ses douleurs : Quia acceptas eras Deo, necesse fuit ut tentatio probaret te. Tu as accompli de bonnes œuvres ; le temps de l'esclavage, tu l'as employé dans les pratiques de la charité ; tu as observé pleinement la loi sainte : c'est pourquoi, dans l'ordre admirable de sa Providence, Dieu a voulu que tu fusses éprouvé dans le creuset des tribulations : necesse ftcit ut tentatio probaret te. Sentence confirmée ensuite par Jésus-Christ dans l'Évangile : Oportet Christum pati, et ita intrare in gloriam suam.
« Cependant, le temps de la consolation et de la liberté vint pour Tobie. Sennachérib fut tué par ses propres fils, et Tobie put retourner dans sa tribu. Et notez que, non seulement il put rentrer libre dans sa
i. Aux évoques nouvellement préconisés, 21 décembre 1874.
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tribu, mais encore recouvrer tous les biens qu'il possédait au moment où on l'avait conduit en servitude. Tenez pour certain que l'Eglise doit triompher et que la révolution périra. »
Les libres penseurs sont unis pour faire triompher le mal et combattre l'Église. Quant au reste, il y a dans leurs rangs une telle confusion et de telles ambitions qu'ils finiront par se dévorer entre eux. Pie IX remercie « Dieu de ce que tant de millions de catholiques, unis et d'accord, respectent et considèrent ce saint siège comme le centre de l'unité. En persévérant dans cette voie, il n'y a pas de doute que tous les ennemis de l'Eglise en France, en Italie, en Allemagne, en Amérique et dans tout le monde, seront troublés par l'aspect d'une aussi belle concorde dans l'Église de Jésus-Christ.
« Oui, chers enfants, je le dis à vous ici présents, et je voudrais le dire à tout le monde : l'union fait la force (*). »
C'est ainsi que Pie IX, enfermé au Vatican, continuait à éclairer, à diriger et à encourager le monde catholique. Ses ennemis, importunés par cette voix puissante, troublés par ces protestations, l'accusent de radoter, de répéter les mêmes choses.
« Cela peut être, répondra Pie IX, parce que, si les erreurs sont répétées mille fois, il faut s'y opposer par l'enseignement des mêmes vérités mille fois répétées. Il faut opposer aux principes faux les principes éternels du vrai, et les répéter pour la consolation des bons,