Gnerre des Brandebonrgeois et des Transylvaniens
Charles-Gustave, dans sa colère eîtrôme, exerça sur les nobles une vengeance impitoyable. Il pilla et ravagea leurs biens, il faisait massacrer tous ceux qui tombaient en son pouvoir. Afin d'obtenir des alliés, il dressa un plan de démembrement de la Pologne, il offrit à l'électeur de Brandebourg la grande Pologne, au duc de Transylvanie, la petite Pologne et il destina une partie de la Litvanie à Janus Radzivill qui lui restait fidèle. Charles-Gustave et Télecteur de Brandebourg réunis remportèrent une victoire près de
Praga, après un combat qai se prolongea trois jours. À la suite de cette action, Varsovie retomba encore sous sa domination pour un temps qui cependant ne fut pas de Ion> gue durée. Georges Rakoczi, duc de Transylvanie, parcourant avec rapidité la Pologne, se réunit aux Suédois et s'empara de Rrakovie et de Brzésc, mais il ne put se maintenir nulle part. Enfin, cette excursion eut pour lui de funestes conséquences avant qu'il pût rentrer dans son pays. Jean- Razimir, de son côté, recherchait des alliés, et sa femme le secondait très- activement dans ses démarches. On y marchandait d'une manière indigne la couronne de Pologne, on promettait à tout le monde la succession au trône, tantôt au duc de Transylvanie, tantôt à TAutriche ou à Télecteur, comme s'il eût dépendu de la volonté du roi ou de' la reine d'en disposer. L'empereur, sans rompre la paix qu'il devait observer avec la Suède, comme empereur, secourut les Polo, nais comme roi de Hongrie. Ces secours ne produisirent pas tous les avantages qu'on en attendait, et lorsque l'on compta les frais énormes auxquels ils avaient donné lieu, le pays appauvri et dévasté ne se trouva pas en état de les acquitter, on fut donc obligé de donner en gage à l'Autriche les salines de Yieliczka. La reine, femme de Jean Kazimir, s'opposa beaucoup à cette dernière convention conclue avec l'Autriche.