‹ Histoire de PologneChapitre 115 sur 219 · Les paix de Telav et d'OUva · texte numérisé non relu

Les paix de Telav et d'OUva

On conclut une trêve avec les Moskovites et une alliance avec le Danemarck^ avec l'électeur de Brandebourg on signa, en 1657» à Velav, un traité de paix par lequel il était affranchi de l'hommage qu'il devait pour le duché de Prusse. L'événement qui eut le plus grand succès pour la Pologne fut son alliance avec le Danemarck, qui attira toute l'attention de Charles-Gustave. Il fut partout poursuivi par le brave et infatigable Etienne Czamiecki, qui se montra supérieur aux Suédois, bien qu'ils fussent, à cette époque, justement renommés par leur adresse et la célérité de leurs mouvements militaires . Semblable à la foudre , dans ses courses rapides, il tombait sur les Suédois au point où l'on croyait n'avoir pas à le craindre, il déconcertait tous leurs plans.

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SouTeat battus, jamais vaincus^ il les poursuivait sans Felâche dans la Pologne comme dans la Prusse, et il laissa en Danemarck un souvenir ineffaçable de son habileté et de la bravoure polonaise. La paix d'Oliva, signée en 1660, mit un lerroe à cette guerre. Les Suédois évacuèrent la Pologne qui renonçant à la Livoniet se réserva seulement la possesaon d'un palatinat de eette province. Jean-Kazimir, de son côté, renonça à tous ses droits sur lacouronne de Suède. Observons que depuis Tavénement au trône 4e Suède, de Sigismond III, jusqu'à la pacification d'Oliva^ dans Tespace de fixante-dix ans, la Pologne a dû supporter de longues guerres, subir des pertes fâcheuses, souffrir des dévastations déplorables à Toccasion du drcnt de la succession dynastique, lequel était cependant tout-à-fait étranger à son trône électif.

±lk* Xrall6 d'union de Bwlclacz; guerre avec letMoskovites; pidx d' Andnisiov.

Cependant la guerre avec les )loskovites allait serallumer. Après lamort de Chmielnicki, la discorde divisa les Kosaks. Une partie d'entre eux, ayant pour chef Jean Vycbovski, recherchait sa réunion à la Pologne. En 1658, à Hadziacz, on convint que désormais les deux nations catholiques de Pologne et de Litvanie, seraient réunies à la troisième celle des Russiens-kosaks durit désuni, et que cette dernière partagerait tous les droits et prérogatives dont jouissaient les deux autres. Vycbovski, nommé palatin de Kiiov, devait créer des nobles kosaks et en former un ordre équestre. Un semblable traité, qui allait introduire des privilèges aristocratiques au sein de Tégalité brute des Kosaks, ne pouvait que les blesser et détruire le reste de leurs sympathies. Un très-petit nombre d'entre eux se joignit à la Pologne. La Moskovie voulut se venger de cette petite défection et recommença la guerre avec plus d'acharnement. La noblesse etTarmée^excercéespar une longue expérience, délivrées de la guerre avec les Suédois, allaient remporter de grandes victoires, et la population kosake allait voir encore périr une multitude énorme des siens. Le brave Czarniecki, couvert de cicatrices, touchant à la fin de ses

exploits et de sa glorieuse et héroïque carrière, dirigeait encore ces dernières expéditions au-delà du Dnieper.où Jean-Kasimir en personne, remportait des victoires, lorsque des divisions intestines Fempéchèrent de pousser cette guerre avec avantage. En 1667, à Andruszov, on Ot la paix avec les Moskovites auxquels on céda entièrement Smolensk, Sievierz, Czerniechov et l'Ukraïne au-delà du Dnieper, avec les Kosaks qui s*y étaient retirés; Kiiov devait rester sous leur domination pendant deux années seulement, mais elle ne fut jamais rendue à la Pologne.

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