‹ Histoire de PologneChapitre 116 sur 219 · Révolte militaire · texte numérisé non relu

Révolte militaire

L'armée n'ayant point reçu de solde, revenant en 1662 en deçà du Dnieper, entra en Litvanie et en Pologne et se cantonna dans plusieurs palatinats exigeant le paiement de ce qui lui était dû. Les violences et les pillages se multipliaient dans le pays délivré alors des ennemis extérieurs, et l'on ne put répondre à des prétentions trop élevées.X'intervention de Florien Gzartoryski, évèque de Kuiavie, et celles de Vilno et de Georges Biallozor, réussirent à les satisfaire en partie, avec Targenterie des églises. Le paiement du reste devait être effectué par des impôts décrétas à cet effet par la diète.

176* Rupture des diètes.

Mais le succès des diètes devenait très-incertain. Dans cette époque funeste et fatale par tant de désastres, la rupture des diètes passait en habitude. Il ne fallait plus, comme autrefois, de séparation bruyante ou tumultueuse, occasionnée par une dissention générale des esprits; un seul des nonces criait veto, c'est-à-dire je m'y oppose, et la dissolution de la diète était décidée, ce cri n'empêchait pas seulement la continuation des délibérations, mais il détruisait et rendait nulles toutes les décisions déjà arrêtées par rassemblée. La diète était considérée comme non avenue. Sous le règne de Jean-Razimir, Sicinski, nonce d'Upita, fût le premier qui, à la diète de 1652, cria veto, je m'y

QUATREÈUE PÉRIODE, DE 1587 A 1795. 179

oppose,«t annula toutes les opérations de l'assemblée, en rompant la diète Tous ses collègues s'emportèrent et se fâchèrent contre lui, mais ils reconnurent la légalité delarupture.Dorénavant on va voir les ruptures de cette manière de plus en plus fréquentes. La reine savait en profiter, car il n'était pas difficile de trouver quelqu'un de la multitude des nonces, assez disposé à se laisser persuader ou gagner, pour pro* férer le cri : je m'y oppose. La reine, qui était française, exerçait unegrande influence snrle roi, elleavait su captiver Tesprit du sénat qui lui était dévoué; mais elle ne put parvenir à gagner aussi adroitement la multitude et la noblesse.

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