‹ Histoire de PologneChapitre 124 sur 219 · Michel Visoioviecki · texte numérisé non relu

Michel Visoioviecki

On procéda à Télection. Nicolas PrazmoYSki, alors primat, et Jean Sobieski, tietman, proposaient le duc de Condé d'Enghien. Mais les dernières intrigues de la feue reine avaient tellement irrité les nobles, qu'ils ne voulurent même pas l'admettre au nombre des candidats. Fâchés contre le primat et le hetman, ils proclament roi Michel Yisnioviecki fils de Jérôme Yisnioviecki, qui s'était rendu la terreur des Kosaks. Pendant ces guerres, les Yisnioviecki avaient perdu toute leur fortune et Michel était pauvre lorsqu'il fut appelé au trône. Il accepta cette dignité les larmes aux yeux, se croyant incapable d'en remplir les devoirs. Le parti français et les seigneurs lui vouant une haine implacable, excitèrent des troubles. Le primat et le hetman, chefs de ce parti, font des projets de le détrôner. Les nobles forment à Golorab une confédération pour sa défense ; la guerre civile est sur le point d'éclater. Ce n'est qu'avec peine que l'orage est détourné et une pacification convenue. Au milieu de ces conjonctures, les Turcs prirent les armes, envahirent en 16721a Pologne et s'emparèrent de&amieniec,delaPodolieet de rUkralne. Le roi Michel, impuissant pour leur faire face, conclut un traité de paix à Buczacz, par lequel il s'engagea à payer un tribut.

189* Jean SobieskL

La paix déshonorante conclue avec la Turquie, fut rompue par Jean Sobieski, dont le talent militaire se faisait mieux connaître chaque jour; ses succès lui réconciliant l'esprit de la noblesse, lui acquirent du crédit, à tel point qu'à la mort de Michel, en 1675, il fut lui-même élu roi. C'est du champ de bataille que le brave Sobieski courut aux élections et alla remplir la cérémonie du couronnement; plusieurs fois vainqueur des Turcs et des Tatars, il se vit, en 1676, assiégé par eux près de Zuravno. Sa position était désespérée : privé de vivres et de munirons, il proposa un aC'Commodement; son nom était déjà si redoutable que les Turcs, signant la paix, lui restituèrent une partie de l'Ukraine,

mais une autre partie de cette province cisdnieprane et la Podolie avec la forterresse de Kamieniec, restèrent sous leur domination. Ce fut le seul avantage que la république retira de toutes les guerres et campagnes de Sobieski, car toutes les expéditions postérieures du règne de Jean III n'offrirent aucun fruit.

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