‹ Histoire de PologneChapitre 125 sur 219 · Tienne sauvée · texte numérisé non relu

Tienne sauvée

Jean III qui aimait la France, était partisan de cet état et son épouse était française. Il était docile et soumis à la volonté de sa femme qui le maîtrisait. £lle fut bientôt indisposée contre la France et tout son courroux se porta de ce côté, parce qu'elle n'avait pu se procurer cbez Louis XIV, les honneurs qu'elle croyait lui être dus. Or, la politique de son mari allait changer, et, lorsque les Turcs envahirent l'Autriche, assiégèrent Vienne et menacèrent l'empire, elle se montra favorable à l'Autriche et fut d'avis de lui prêter des secours sollicités et suppliés avec instance. Jean III adhéra d'autant plus volontiers à ses prières empressées et à l'alliance avec l'Autriche, qu'il désirait l'élévation de sa famille et se promettait d'en retirer de grands avantages. Il alla en personne sous les murs de Vienne, remporta en 1663 une victoire mémorable qui fit reculer les Turcs jusqu'en Hongrie. Non seulement il sauva Vienne, mais il contribua encore à forcer les Turcs à évacuer la Hongrie, dont ils possédaient depuis long-temps la plus grande partie. Il rendit donc un service infiniment important à la maison d'Autriche, sans que ni la Pologne ni lui - même en retirassent aucun fruit. Cependant il continua ses hostilités contre les Turcs ; à cet effet, il changea en 1686 le traité de paix d'Andruszov qui n'était qu'une trêve, en un traité définitif qui prit le nom de Grzimultovski et céda à perpétuité Kiiov et tout ce que les Moskovites possédaient. Il renouvela ses expéditions contre les Turcs, soutenu toujours par l'espoir de gagner quelque principauté, au moins celle de Moldavie, pour son fils. Mais l'Autriche l'abusait toujours dans ses espérances, et jamais il ne put rien gagner.

loi POLOGNE EN DÉCADENCE.

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