‹ Histoire de PologneChapitre 180 sur 219 · Skrzynecki général en chef · texte numérisé non relu

Skrzynecki général en chef

Le lendemain 26 février, lés généraux et quelques colonels se réunirent en conseil de guerre, en présence des membres du gouvernement. Ils s'adressèrent des reproches mutuels et rejetèrent l'un sur l'autre le désordre des opérations de la veille, avouant qu'il n'y avait que le soldat qui avait tenu bon jusqu'au dernier moment et prolongé le combat si longtemps. Les suffrages étant tombés sur le colonel Jean Skrzynecki, le gouvernement le proposa sur-le-champ à la diète, et celle-ci l'appela au commandement de l'armée. Cet officier avait fait depuis longtemps de l'étude de la guerre son occupation favorite, et l'on avait bonne opinion de ses talents militaires , quoiqu'il avouât lui-même qu'il ne se

(38) De tous les généraux il y eut encora Szembek blessé dans uno chute, et le seul Zymirski périt.

(39) Voir les descriptions des opérations militaires dans les ouvrages cités ci«dessus, note 28, de SoUyk, Mieroslavski, et Tarlicle du général Vaudoncourt inséré dans le bulletin militaire de Paris, traduit en polonais avec quelques notes, par Josaphat Boleslav OstrovskU Paris, 1830.

MarcienBrsosoviki publia une description des campagnes, à Dresdt.

sentait pas capable de diriger trois armes à la fois , et bien moins encore de commander une grande armée. Pendant toute la retraite, et surtout à la journée de Grochov, il montra une valeur adn^irable, une grande présence d'esprit et de la ténacité dans les occasions les plus difficiles, joignant à cela une habileté surprenante dans les opérations de second ordre. Le colonel Prondzynski, qui plus tard devint général, était d'avis que dans la guerre actuelle on n'avait pas besoin de général eu chef, d'autant plus qu'on ne connaissait encore personne qui fût assez capable pour remplir cette fonction importante; il proposa de former un conseil de guerre chargé de diriger les opérations militaires, et dont les plans seraient exécutés par les corps séparés. Cette opinion ue^Mrévalut pas, et, lorsqu'il fut décidé qu'il y aurait un général en chef, Prondzynski ne refusa pas à Skrzynecki ses services. Doué d'une grande facilité à concevoir des plans, il en présenta plusieurs dans la suite de la campagne au choix de Skrzynecki, auquel il ne restait qu'à adopter et à bien exécuter.Tout semblait donc présager qu'avec le courage des soldats et l'habileté des généraux, les opérations mili- .taires seraient conduites au mieux, car c'était d'elles que dépendait Le salut de la patrie.

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