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Menées de la faction^plomatique

Quand dans une révolution on n'a pas étouffé à leur naissance les intrigues.du parti ennemi, il devient difficile • ensuite de les anéantir; elle couvent longtemps dans l'obscurité où elles s'agitent; puis elles étincellent, éclatent et enflamment le volcan dont rien ne peut éteindre les feux

destructeurs, arrêter les laves déyorantes. Cet esprit d'intrigue se dévoila sous la dictature'et fut poussé à l'extrême quand le marquis Yielopolski revint de son ambassade à Londres. Dès-lors, les meneurs organisèrent leurs conciliabnXes dans la capitale, et après avoir établi leurs communications avec le quartier-général qui était encore à lèndrzeiov^ ils délibérèrent en secret, dressèrent le plan de campagne et se prirent de querelle avec les hommes de toutes les nuances politiques opposées à la leur, avec une animosité et un entêtement qu'on ne leur avait jamais vus. A cette époque la société patriotique, tombée dans Tinaction, était près de s'éteindre. Les diplomates cherchaient à la dissoudre, car ils s'offensaient d'y voir des hommes sans nom s'occuper de leur haute politique , discuter des moyens d'améliorations sociales et d'y entendre répéter sans cesse qu'il ne peut y avoir d'insurrection sans réforme sociale. Les trois couleurs que la société avait adoptées offusquaient aussi leur vue délicate, car ils haïssaient les principes républicains et s'efforçaient de les comprimer partout où ils pouvaient les atteindre (56). Les jeunes patriotes qui avaient les premiers donné le signal de la révolution, se trouvaient en butte à leurs sarcasmes : « C'est vous, leur disait-on, qui

(56) Le 29 dn mois de mai, la société patriotique célébra la mianniversaire |de la révolution. Lelevel, président, exposa dans son discours que depuis la diète constituante, la nation polonaise avait subi une révolution sociale; que si elle s'ébranlait actuellement, il fallait y distinguer deux choses inséparables: Tlnsurrection pour recouvrer Tindépendance, et la révolution sociale pour améliorer l'état de toutes les classes. — Le 2 juin, dans une séance extraordinaire, tenue à Tim' proviste, sous la présidence du vice président Thaddée Krempoviecki, sur la motion de Xavier Bronikovskl , appuyée par Fabbé Kazimir Pulaski, on décréta la dissolution de la société patriotique^ en déclarant qu'on le faisait avec Fassentiment du président Leievel. Celui-ci protesta le lendemain 3 juin, et raCTermit la marche de la société. Le S juin, la proposition de Fabolition du gouvernement avait été soulevée dans la chambre,et le premier objet d'Inculpation contre Leievel fut le discours du 89 mai et sa protestation du 3 juin. Ces deux actes eCTarouchérent les aristocrates et leur parti diplomatique au plus haut point.

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ayez rempli la coupe, il faut que^vous la vidiez.» Non content . de les avoir empêches de prendre des mesures énergiques pour sauver la révolution, le parti qui s'était emparé des affaires les expulsa de Tétat-major, de la magistrature, de toutes les places publiques, qu*on voulait purger des hommes à principes révolutionnaires, oh ils pouvaient rendre encore quelque service à la patrie. Les diplomates fondèrent des journaux aristocratiques dont la tactique habituelle était de déverser la calomnie sur tous ceux qui voulaient signaler la mauvaise marche des affaires. Ils cherchèrent à dégoûter le public de la liberté de la presse, et, après avoir érigé en principe le droit du bâton, ils excitèrent ceux qui se croyaient offensés dans la polémique des journaux à se servir de ce droit et à se faire justice eux-mêmes sur les auteurs des articles ; ils faisaient tout cela, disaient-ils, pour le bien du pays et pour mériter la protection des puissances étrangères. Les représentants du palatinat de Kalisz ou le parti des kaliszans ne fut pas non plus à Tabri de leurs menées, ils finirent par proposer à la diète de changer le gouvernement. Vous concevez, mes amis, jusqu'à quel point toutes ces menées devaient diviser les esprits et compromettre la cause nationale. Forcé de repousser les attaques et de chercher les moyens de conjurer les dangers évidents qui menaçaient la patrie, le parti révolutionnaire mit toute son attention à combattre la clique diplomatique , qui , à Texemple des confédérés de Targovica, se concertait avec les étrangers et conspirait avec eux la ruine de la Pologne.

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