La noblesse et les antres classes
A partir de cette époque remarquable de la diète de Chènciny , un nouveau point de vue se présente dans l'histoire
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de Pologne; c'est la marche de la classe noble. Jusqu'à ce jour-ci un petit nombre de se^neurs puissants et de prélats seulement avaient joui de quelque influence sur l'état du royaume; dorénavant toute la noblesse appelée à participer, au même avantage va agir et s'emparer des affaires du pays. Avant, c'étaient les individus qui jouissaient de leurs privilèges particuliers ; à partir de cette épociue, tous les nobles slachcic composent l'ordre privilégié. Vladislav-lokéték les a élevés à cette considération en les conduisant à la guerre et en les convoquant à délibérer sur la situation de la patrie. Désormais la noblesse va prendre le premier pas. La bourgeoisie compose un autre ordre, une classe puissante par ses richesses, mais distincte du reste de la nation par les lois teutoniques. La troisième classe composée des kmetons, des paysans tenant à bail des terres de labour appartenant pour la plupart aux nobles, se trouvait en quelque sorte sous leur dépendance; elle était cependant libre et jouissait de la même loi terrestre qui obligeait les nobles. Dans la classe des nobles, ou de l'ordre équestre , l'égalité n'était pas encore établie. L'amende imposée pour le meurtre d'un seigneur était deux fois plus forte que pour celui d'un slachcic ordinaire. Les seigneurs seuls parvenaient à la dignité de sénateur; ils prenaient alors le titre de comte, cornes, indiquant une haute dignité ou un emploi important, dont le corps retenait encore Iç titre de baron, barones. Ils eurent des armoiries particulières à leur famille : telles furent nalèncz , skarbek , iastrzèmbczik, topor, grzimala et autres semblables comme signes de leur haute noblesse blasonnée, kleinoi. On les gravait sur les bagues, les cachets et les armes. Un noble de distinction portait au cou une chaîne d'or. La noblesse d'un rang moins élevé n'eut point d'armoiries, elle était admise à prendre celles d'une famille armoriale, kleinotna s ou bien, quelques-uns d'entre eux prenaient et changeaient à leur gré dififérentes armoiries. On ne connaissait point encore les noms de famille ; on ajoutait au nom de baptême le nom d'un hameau, d'une ville, ou arbitrairement quelque mot, épithète ou sobriquet qui servait de surncm. Les seigneurs distinguaient leurs familles parles noms de leurs armoiries. Cette distinction entre la haute noblesse et la moyenne ne
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disparut que lorsque régalité et la fraternité civique de lav noblesse s'établit solidement.