Commerce. ^ L*6tat prospère. ^ Habillement
La Pologne ayant terminé la guerre avec les chevaliers Jouit de la plus grande félicité. Le commerce, surtout celui du blé, s'augmenta et se trouva dans un état prospère. Il se dirigeait vers l'embouchure de la Vistule et du Danube où Dantzik , Bialigrod et autres ports servaient de débouchés. Les fortunes et les revenus de toutes les classes s'accrurent considérablement et chacun put jouir de son bien selon sa volonté. Les nobles prirent du goût pour la mollesse. Trop absorbés dans leurs aises, ils passaient des heures entières devant un miroir occupés à tresser leur chevelure. C'était la coutume alors de laisser crolire les cheveux, seulement on les tenait courts au sommet; ils étaient tressés en boucles ordinairement oblongues et perpendiculaires qui entouraient toute la tète par-derrière et aux tempes. Les autres, sans couper leurs cheveux laissaient flotter leurs boucles légères. L'habillement lourd ou léger, tant de la noblesse que de la bourgeoisie, était riche et coûteux. Le velours, le damas et autres brocarts, tissus ou brodés en or et en argent, avec luxe, servaient à couvrir les pelleteries de grand prix. Les zibelines étaient en usage. On appliquait alors des fourrures tant à l'habit de dessous dit zupan (joupane), qu'à celui de dessus plus large et plus long. Les Juifs s'habillaient comme les nobles, ils portaient aussi des calottes, des bonnets et des chaînes comme eux. Cependant l'habillement de la noblesse et de la bourgeoisie ne fut pas toujours le même : on aimait à changer la mode. Beaucoup de personnes portaient rhabit serré et collant sur les jambes, les bras et le
i corps jusqu'à la taille ; il s'élargissait et devenait boursoufflé
sur toutes les jointures du corps. Ces bouffes furent composées de différentes étoffes de couleurs éblouissantes qui entrelacées, produisaient un singulier effet. Les souliers', les jabots, les mantelets légers, les chapeaux ornés de plumes le cou et la poitrine à découvert prouvaient que ce costume
: était venu des pays chauds d'Italie. Les femmes eurent aussi
une toilette plus recherchée j elles ne portaient plus d'ha-
^ billements semblables à ceux des religieuses qu'elles avaient
I conservés jusqu'alors.