La Litvanie demaode on grand-^nc particulier
Kazimir s'efforça de calmer les différends entre les deux nations et à réprimer les altercations, mais il n'eut jamais recours à des moyens sévères. Cette conduite prudentepouvait
guerre conire les che?aUen teatoniques, nous tous assistons avec no armes, notre vie, nos trésors et tous nos biens; pour ce dévoueroent, pour la célébrité, Télévation et les honneurs procurés pour votre père, votre frère et pour vous-même, nous sommes aflligés et accablés d*une douleur inexprimable, voyant que vous préférez la nation litvanienne, qui avait si (leu mérité de vous et de votre père, et, s'il en faut dire la vérité, si peu ûdèle à votre parent et à vous-même. Cest en sa faveur que voos nous opprimez par des Iniquités, par des vexations , et que vous noos exploitez et absorbez jasqu*à la ruine entière.
» Nous demandons instamment la restitution de la terre de Luck. de Parczov avec ses campagnes, de la Podolie dont vous avez injustement séparé une portion ; la suppression de la fabrique de la monnaie faible, futile et nuisible an pays ; rabollUon des stations et des vexations oppressives. Nous demandons une protection obligeante et exorable pour ceux qui implorent la justice; oifin, la défense du pays. Déposez votre paresse et soyez plus animé, faites voir que vous êtes homme et n'oubliez point que dans la Pologne vous devei être on Um père et non pas an parent dénaturé. Si nous obtenons tout ceci, vous pouvez compter sur notre fidélité, nous serons empressés à vos ordres, nous sacrifierons nos fortunes pour vous et pour Fétat, et nous veillerons pour votre bonheur ; dans le cas contraire , soyez certain que nous ne donnerons rien de nos biens, et que noos refuserons de marcher à la guerre sans le salaire. (Dlugost, p. 847-849.) »
Kazimir fut d*autant plus Irrité de ce discours qu'il ne pouvait le contredire. U chercha à se disculper en r^etant tous les torts sur les Litvaniens et sur les Polonais; mais la réplique de Ritvianski prouva que toute la fliute était à lui et qu*il en était responsable. Cette réplique foudroyante, exprimée avec convenance, dit DIogosz, hûstorien contemporain, un des instituteurs du roi, fût applaudie par le parti de l'orateur, sans être désapprouvée par les hommes timides.
seule empêcher ia rupture. Il accorda seulement , en 1457 , un privilège aux Litvaniens par lequel il les délivra de différentes dépendances et servitudes féodales envers lui , et ii réitéra les promesses d'accorder de nouveaux privilèges à la noblesse litvano-russienne. Les seigneurs, mécontents de ce qu'il favorisait la noblesse inférieure, demandèrent un duclieutenant. Ils en avaient toujours eu au temps de Jagello et de Vladislav-varnénien, cependant Kazimir, devenu roi, depuis le commencement de son règne les gouvernait luimême, sans leur donner de prince-lieutenant. Gasztold, moteur de tous les troubles aristocratiques, proposa de choisir un grand-duc-lieutenant parmi les princes, sans aucun égard pour Kazimir. Cette fois , Kazimir s'opposa vigoureusement à cette témérité et imposa silence aux turbulents.