Lumiôre. — Langue polonaise
La liberté dont tout le monde jouissait et surtout la noblesse, qui, malgré sa prépondérance décisive, tenait une conduite sage, acquit à la Pologne, dans toute l'Europe, la réputation d'être le seul asile des sciences et des lumières. En effet, des hommes persécutés dans les autres pays pour leurs opinions ou leur religion allaient s'établir avec toute
((5) 11 fui appelé roi dit- lendemain, parce quMl formait ses projets nvec trnt(<uT et les ajournait ; mais il les exécutait avec vivacité et ne rccuLuit ijLus devant les obstacles lorsqu'il les réalisait.
sécurité en Pologne ou en Litvanie. Mais ce qui mérita à la Pologne sa renommée, c'est qu'elle fourmillait d'hommes capables, instruits et éclairés qui recherchaient et entretenaient des relations avec les savants des autres pays et jouissaient de leur amitié. La langue latine facilitait les correspondances avec l'étranger (46). Quant à la langue nationale polonaise, elle servait pour l'instruction des connaissances utiles et pour les affaires publiques. Sa prose se perfectionna avec un succès admirable et la langue commença à se former aussi pour la poésie. Les Russiens et les Litvaniens prenant de jour en jour plus de goût pour cette langue commençaient à négliger leur idiome russien. C'est aux environs de Sandomir et de Przemysl que la langue polonaise la mieux cultivée se montra la plus polie, quoique le pays de Przemysl fût une portion de la llussie-rouge. L'enseignement dans toutes les écoles avait pour but de former le caractère moral de la jeunesse , afin d'en faire des citoyens utiles à la patrie. On appelait écoles anciennes , celles qui étaient placées sous la direction du clergé, des évèques, curés ou moines > les écoles nouvelles étaient dirigées par des laïques, en grande partie par des protestants (47).