Kazimir-le-moine
On dit encore que le petit-fils de ce Boleslav, Kazimir, après s'être enfui avec sa mère, allemande d'origine, en Allemagne, et ensuite en France, se fit moine dans l'abbaye de Cluny, et que pour qu'il pût monter sur le trône, on pria le pape de le relever de ses vœux, ce quelepape accorda sous cette condition, que tous les Polonais se raseraient la tête, dans la forme de la tonsure ecclésiastique. On ajoute qu'il y joignit l'obligation de porterune cravate blanche. Ils devaient aussi payer lé denier à Saint-Pierre, c'est-à-dire un impôt par tête, une capitation, pour subvenir aux frais d'entretien d'une lampe dans l'église de Saint-Pierre à Borne. Mais ces choses ne purent avoir lieu, car bien antérieurement les Polonais payaient déjà le denier à St-Pierre; et les cheveux
(4) Ces deux chapitres , 7 et 8 , sont éclaircis par l'auteur dans les deux mémoires intitulés : Épitaphe de Bolcslav-lc-grand. — Titre de roi, et relations politiques de la Pologne avec l'Allemagne, jusqu'à la vision entre les enfants de Bolesl av-b ouche-torse.
longs furent généralement portés. Ce n'est que plusieurs siècles après que l'on commença à se raser la tète, innovation empruntée aux Tatars. Voici encore une de ces fables dont on ne peut tirer aucune utilité, qui n'apprend rien et qui ne peut édifier en aucune manière (5).