Conspirai km
Le procès du vieux Soltik et de ses co-accusés , fit voir qu'il y avait des hommes , qui , voulant secouer le joug imposé à leur patrie, complotaient dans ce but, conjoiir
(28) Il y a déjà beaucoup de publications sur la révolution de Pologne en différentes langues. Elles touchent souvent à ce point obscur de conspiration.
On a des histoires en allemand par Ilund Radovski, Spazier et autres; en anglais par Hordynski ; en Amérique, à New-Yorck, par Fletcher, traduit en français par Alphonse Viollet.
RomanSoltyk,)& Pologne, précis de sa révolution. Paris, 1833, deu\ volumes.
Louis Mieroslavski, histoire de la révolution de Pologne, précédée d'une étude des mœurs et de la servitude du peuple polonais depuis 1815. Château-Thierry, 1836. trois volumes. Une nouvelle édition doi 1 paraître.
Maurice iïfochnacki, insurrection de la nation polonaise en 1830, (en polonais), Paris, 1834, le premier et le second volume. L'ouvrage n'est pas terminé; Louis Mieroslavski en a promis la continuation.
Joseph Slraszevicz, les Polonais et les Polonaises de la révolution du 29 novembre, ou cent portraits et biographies des personnes qui ont
temcnt avec les Russes, mécontents de leur gouvernement despotique. La non-réussite de l'insurrection préparée par les patriotes russes , et les malheurs qu'éprouvèrent ses chefs, ne découragèrent point les Polonais. Depuis long- temps , les hommes les plus recommandantes par leurs lumières et leur patriotisme, entretenaient entre eux des relations secrètes, et en provoquaient parmi la jeunesse que la politique protectrice des restaurateurs de la Pologne avait aussi honorée de ses persécutions. Plus de quatre cents officiers de l'armée polonaise entrèrent dans la conspiration que dirigeaient les sous lieutenants Pierre Vysocki et Joseph Zalivski. On y comptait aussi l'école des porte-enseignes, soumise à la discipline la plus rigoureuse, et le quatrième régiment de ligne, que le grand-duc comblait de faveurs. En se dérlarant avec la plus grande énergie pour la cause de la liberté, ce régiment prouva que les faveurs d'un tyran rappellent à l'homme le sentiment de sa propre dignité. Dans le civil, l'as-
figuré dans la dernière guerre de l'indépendance. Paris, 1832-1837, in- Mio ou in-8.o
Jean Czinski, biographies des hommes du jour ; celles des Polonais séparément tirées.
Quelques réflexions générales se trouvent dans des brochures : Thaddêe Krempoviecki, discours prononcé a Paris, à l'anniversaire du 29 novembre, en 1832. — Potulicki, coup-d'œil sur la révolution de Pologne, en 1830. Avignon, 1832. — Joseph Z aie ski, révolution de Pologne (en polonais). Toulouse, 1834.
Joseph Zalivski, la révolution polonaise du 29 novembre 1830, Paris 1833.
Michel Podczaszinski rédigea quelques articles sur la révolution polonaise, et les inséra dans la Revue des Doux-Mondes, des mois d'août et de septembre 1831. Ces articles, rédigés sur les notes de Lelevel, n'embrassent que jusqu'à la fin de la dictature.
Le général Prondzyn>ki, qui traça tous les plans des opérations militaires, avait donné, sur la demande de l'empereur Nicolas, une description de ces opérations, qui fut communiquée à Frédéric von Smitt. Celui-ci publia en allemand l'histoire de l'insurrection et de la guerre de Pologne, Berlin, 1839. Histoire dans un sens contraire aux Insurgés. Une réfutation de son ouvrage est publiée en allemand, aussi, par le général Uminski. Beleuchlung, à Bruxelles, 1840.
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sociation secrète était encore plus répandue. Tout ce mouvement entretenu principalement par la jeunesse se concentrait en partie, dans les murs de Varsovie, et ne dépassait pas à cette époque les limites du royaume établi par le congrès de Vienne. La jeunesse comptait sur les ressources de ce petit pays de quatre millions d'habitants, sur celles du trésor et de la banque, sur trente mille hommes de troupes qui devaient former le noyau d'une grande armée nationale , et enfin, sur les bonnes dispositions de la nation polonaise sousquelquc gouvernement quelle se trouve. Elle espérait aussi que les patriotes russes ne négligeraient pas de profiter df cette occasion pour renverser le despotisme de leurs empereurs , et proclamer la liberté de leur patrie, Elle comptait enfin sur les événements favorables dû dehors. Un mois après la clôture de la diète par Nicolas, une révolution éclata à Paris et les Français chassèrent un roi qui avait abusé de son pouvoir; bientôt après, les Belges en firent autant , et il se manifesta, sur plusieurs points de l'Allemagne, des soulèvements populaires. Nicolas se préparait à comprimer et à punir les révolutionsde l'ouest. Les armées russes et polonaises reçurent Tordrede marcher vers le Rhin. Il parut urgent de prévenir le déplacement des troupes, et it* jour du 29 novembre fut fixé pour commencer la révolution. Les patriotes polonais pensèrent, qu'en suivant le mou- \ement révolutionnaire de la France , delà Belgique, ce serait mettre ces pays à l'abri d'une brusque invasion projetée par le despote du nord, et leur donner le moyen de \cnir eux-mêmes au secours de la Pologne, qui voulait aussi reconquérir son indépendance et sa liberté. Cependant il eût été plus utile de s'entendre avec les Russes, si à cette époque, on eût pu renouer avec eux le fil des négociations rompues depuis la non-réussite de la révolte de Pétersbourg.
!ih. 29 Novembre : Conseil d'administration. (29).
Les événements de la nuit du 29 novembre, n'ont pas répondu au plan arrêté. Le signal convenu ne fut pas aperçu,
(20) Michel Podczaszinski, la nuit du 29 novembre 1830, àVarsovic. Paris, 1833.
Vincent IS'isizokac, l'éeolc de; Bombardiers d.ws la nuit du 29 novembre (en polonais). Monl-dc-Marsap, 183t.
ce qui mit du trouble dans les mouvements insurrectionnels; les troupes russes qui devaientètre désarmées, ne furent que délogées de leurs casernes, et forcées de sortir de Varsovie. L'intrépide jeunesse s'empara du Belvédère, en chassa le grand-duc, mais elle neputs'y maintenir,etlegrand-ducentra encore une fois dans son château (30). Il ne périt que peu de monde des deux côtés; quelques-uns furent tués par hasard; . quelques généraux, qui avaient été les instruments dociles des violences du grand duc, furent mis à mort : cependant Rozniecki, le plus vil séide du tyran, échappa à la colère de> insurgés (31). Ceux qui étaient à la tète du soulèvement devaient établir un gouvernement provisoire, ce qui aurait tout de suite tranché la question concernant le pouvoir de Nicolas, et donné aux affaires une impulsion révolutionnaire, mais n'ayant pu se retrouver par suite de la décomposition qui s'était introduite dans les opérations qu'ils dirigeaient, il leur fut impossible de prendre cette mesure (.'où dépendait peut-être le salut de la révolution. Le conseil d'administration, nommé par Nicolas, dépourvu de toute considération publique, profitant de cette circonstance, se mit à délibérer et à gouverner la révolution. Le prince Lubecki, ministre des finances, qui jouait le premier rôle dans le conseil, et le prince Adam Czaztoryki, se rendirent dans la nuit au Belvédère, auprès du grand-duc
(30) Joseph Zalivski, Pierre Vysoeki et Pierre Urbanski, sont les chefs de la conspiration et du mouvement. Florien Dombrovski Gt le premier pas, en faisant entrer des munition? dans la ville au grand jour, â 4 heures de relevée. Trzaskovski, Kickicrnicki, Szlcgcl, etc. etc. — Arthur Zavisza, était cher des étudiants de l'université.
(31) Il péril huit généraux, Novicki. par accident ; Slas Polocki, à la suite d'uuc trop longue cl trop obstinée hésitation; SiemiontkovsKI, Trembicki, à cause de la servilité, de l'honneur mal entendu; Dlumeret iluuké, décrétés pour leurs méfaits; avec ce dernier, son chef d'élatniajor Ménciszevski. Les deux généraux russes Zass et Gendre, fidèles s.it IKtes du grand-duc. Le président de la police, Mathée Lubovidzki, fat percé de treize coups de baïonnette. Dès qu'il fut guéri, il s'évada un peu avant la nouvelle nnnée. Son évasion renversa le crédit et la dangereuse influence de la famille de Lubinski. — Plusieurs généraux russes sont restés prisonniers de guerre.