‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 266 sur 274 · Mlendzlrzec · texte numérisé non relu

Mlendzlrzec

Le général Krukoviecki trouva environ soixante mille hommes avec cent quarante canons, à Varsovie, six mille à Modlin, quatre mille à Zamosc, sans compter le corps de Samuel Rozycki, dans le palatinat de Sandomirz, qui pouvait monter à dix mille hommes. Toutes les forces russes réunies autour de Varsovie ne dépassaient pas quatre-vingt-dix mille hommes, mais elles pouvaient d'un moment à l'autre recevoir des renforts et opposer en cavalerie et en artillerie des forces beaucoup plus nombreuses que celles des Polonais. Ainsi,

RÉVOLUTION

les forces respectives des deux parties étaient à peu près égales. Les soldats polonais, toujours animés du meilleur esprit, étaientprèts àmarcher à l'ennemi, mais malheureusement on ne remarquait plus dans les chefs la même ardeur. Paskiévitch coupait déjà les communications du gros de l'armée polonaise avec Samuel Rozycki, tandis que d'autres généraux russes arrêtaient les transports des vivres du côté de Praga. Pour se développer un peu et respirer plus à l'aise, le général Lubienski fut envoyé dans le palatinat de Plock avec trois mille hommes, et le général Ramorino vers Brzésc, avec vingt-cinq mille hommes des meilleures troupes. Le premier se porta sur Plock puis se replia sur Modlin.Le second, après avoir perdu quelques marches, remporta le 29 août une belle victoire à Rogoznica, non loin de Mièndzirzec, mais non pas telle qu'elle aurait dû être. De là il poussa jusqu'à Brzésc, éloigné de cinquante lieues de Varsovie, au moment où l'ennemi se disposait à engager le combat sous les remparts de la capitale. Ramorino fut donc obliger de rebrousser chemin, sans avoir prit Brzésc, et quoique la capitale demandât son prompt retour, il ne se pressait point et marchait à petites journées, reposant ses troupes et perdant par là un temps précieux.

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