‹ Histoire de PologneChapitre 11 sur 369 · Le Jeune Poniatovski & Pétersbonrg · texte numérisé non relu

Le Jeune Poniatovski & Pétersbonrg

La faction de Gzartoryski qui dirigeait un parti de la nation, se qualifiait de famille, et ne cessait de se concerter en famille, aspirant au trône dès qu'il serait vacant. Elle travaillait pour un des Gzartoryski : mais il se trouva dans son cercle un autre aspirant , qui s'imagina aussi que la royauté de la république lui était réservée. Le vieux Poniatovski avait beaucoup d'enfants et le jeune Stanislav Auguste, un des puînés, conçut de bautes espérances. Il reçut une instruction convenable, mais dans ses mœurs et ses dispositions, il se montra déréglé de bonne heure. Dans son voyage à Paris, une galanterie fausse, étudiée, et de perpétuelles déclarations d'amour, l'exposèrent à d'extrêmes ridicules; ses dérèglements le livrèrent aux poursuites de ses créanciers d'une manière avilissante, et ceux qui prenaient intérêt à lui le firent partir précipitamment d'une ville, où sa conduite ne lui permettait plus de rester avec considération. Ce qui dans ses voyages l'avait surtout frappé, ce qu'il étudiait avec le plus de soin, c'était le port et les airs de tête du roide France Louis XV. Dans ces voyages, il s'allia intimement avec un anglais, Hansburg Willams, homme de mœurs dépravées, qui, allant en 1755 en ambassade à Pétersbourg, prit avec lui le jeune Poniatovski et l'entraîna dans des amours avec la grande duchesse Catherine. Par ces liaisons, ses espérances se raffermirent; la couronne devait récompenser les dangers qu'il courait. Forcé de quitter Pétersbourg, il saisit la première occasion d'y revenir sous un caractère plus marquant. C'est en vain que sa mbvf} Constance Gzartoryski lui représentait, que ce n'était pas par un commerce de galanteries, mais par de grandes vertus qu'il devait mériter l'élévation qui lui était prédite, il ferma Voreilleàces remontrances sages. Leministre Brûhl, favorisant le parti de Gzartoryski et se pliant toujours aux

Page 1