‹ Histoire de PologneChapitre 163 sur 369 · QUATION · texte numérisé non relu

QUATION

L'empire des lagellons était composé de deux parties distinctes, de la Lilvanie et de la Pologne. Cette dernière offrait un petit corps robuste formé par la réunion de différents membres dont la même nature , au fond , variait infiniment sons différents rapports. L'uniformité qui devait s'établir par la législation de Kazimir-le-grand , sur le plan tracé par Lokétek, fut donc bientôt embrouillée par l'action isolée des provinces et des districts. Le statut de Yislica était oublié; la législation, l'administration, la juridiction, les impositions, la police, le service militaire, tout devenait spécial à chaque province et isolé de la totalité. L'imitation des étrangers y opérait encore et embarrassait la marche de modifications dans les coutumes et les habitudes. L'esprit civique réclamait continuellement l'uniformité , s'opposait aux usages et aux opinions étrangères , s'efforçait d'établir une coéquation , coœquatio

nom de capitanei, starostes» Dès que cette division commença à se déclarer, suivant le besoin dans différentes castellanie ou grod, il fallut substituer aucastellan devenu sénateur, des châtelains, c'est-à-dire capitaines staroste . Cette distinction entre les castellans et les starostes, atteignit sa perfection du temps de lagellon. Il est bon d'observer que la législation provinciale dj la Grande-Pologne du XV siècle défend la iuridiction aux castellans devenus sénateurs, pour les distinguer des I, iitarostes possédant la justice de grod. Depuis que la charge des sta-

7 rostes se fut mieux constituée, les terres attachées au grod, et tous les

I biens, publics de l'état, prirent le nom de starosties .

ni. DÉMOCRATIE NOBILIAIRE. T7

juris {*). Mais il respectait les franchises spéciales des provJDCCSy la liberté et l'opinion individuelles ; au moins il voulait tolérer les droits particuliers, pourvu que la fraternité des habitants retrouvât une harmonie sociale capable de consolider l'état et la république. Par conséquent, la marche de la coéquation, sans rétrograder » était lente. Sauf quelques concessions, elle devait 8*cffectuer à l'avantage de Tordre civique, qui constituait rélat. Cette coéquation ne pouvait être tout-àfait uniforme; empêchant toute tendance à la séparation par une organisation généralequi satisfaisait l'ordre équestre, elle laissa les exceptions et les diCTérences qui se montraient d'accord et suivaient les règles générales. Cette opération coéquatrice , qui créa la grandeur de la Pologne, ne s'acheva point sans des sacrifices que durent faire les victimes de la prépondérance nobiliaire.

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