III. DÉMOCRATIE NOBILUIKË
régie tout-à-fait indépenâamment et par d'autres formes , possédait sa législatioDy réunie à celle delà Pologne, sans qu'un acte quelconque ait été dressé; c'était sa bonne volonté d'envoyer autant de nonces à la diète de la république qu'il lui semblait convenable, ce nombre n'étant pas déterminé. C'était uù pays presque indépendant, où le noble polonais ne jouissait pas des droits de sou ordre, s'il n'obtenait un indigénat de la province ; cependant elle faisait partie intégrante de la grande Pologne et de la république , chaque noble de Prusse étant noble dans la république entière, et pouvant y obtenir toutes les charges et dignités. Je ne rappellerai plus d'autres variétés qui paraissaient disloquer l'unité de l'état ; mais je ferai remarquer le fait notoire que tontes ces parties cohérentes formaient un corps compact , une unité parfaite qui avait un point de ralliement dans la diète toute puissante. Point de capitale ou de résidence gouvernementale. Chaque province avait sa résidence particulière. (La Prusse, aucune). Krakovie, grande par ses souvenirs , par ses dépôts , par le château royal, voyait souvent arriver la cour pour régler les affaires générales de la république, ou se reposer un peu des fatigues des voyages, des expéditions ou de la chasse. Mais il fallait chercher : lagellon avec ses chanceliers et son conseil en Prusse ou dans quelque pays russien; Y ladislav, son fils, en Hongrie ou en Bulgarie; Kazimir, dans les forêts de la Litvanie; ses enfants couraient ces vastes domaines. Kniszin servait de résidence à Si gismond- Auguste, et lorsque la diète allait se réunir à Piotrkov , c'était là le centre vital de la république. C'était la centralisation de tontes ses parties , de tous ses éléments, le pivot de la démocratie nobiliaire, au sein de laquelle la fraternité et la nationalité étaient les liens et le nœud Indissoluble de l'état.