LES CHARGES PUBLIQUES, LA CORVEE AUGMENTÉES
Dans les temps primitifs de la Pologne, particulièrement sous Boleslav le grand, toute la population étant aguerrie, les
(2^3) Reguntur a suis quasque dominis eôrumqusB prœfectis ac pro riiratoribus ex aequo et bouc, sive ex arbitrio magis, quam certis legibus ; quamquam non carent tamen suc quaeque jure (Krom. descr. Pol.p. 169).
(224) Habet plebs peculiària judicia in pagis quidera simiolissima. qu89 vel ab advocatis judiciariis et scabinis, vel a scultetis vel a praefectis sive dominis eorumque procuratoribus et administris, sine strepitu et Bgura judicii exercentur (Kromeri descr. Pol. p. 194).
m. DÉMOCRATIE NOBILUIRE. Ul
Icmetons furent aussi très souvent sous les armes* Plus tard « la noblesse prit la tÂche de se battre elle-seule , et les kmetons durent être moins fatigués dans rexercice militaire. Du temps des lagellons , réduits exclusivement à la culture do la terre , ils jouirent plus que jamais de la tranquillité. La construction des places fortes était négligée , les redevances aux magasins abolies, et les paysans se voyaient soulagés de ces anciennes charges. Les nouvelles qui venaient d'être imposées , ne les surchargeaient point. L'armée permanente qui venait d'être organisée , ne demandait pas bçaucoup de monde pour l'infanterie , ou pour le service des bagages et du train. En cas de guerre , la loi de 1544 les obligeait à équiper un homme de chaque vingtième : mais les petites expéditions, ne le demandèrent point de longtemps. L'impôt foncier , diminué ou augmenté proportionnellement au besoin de la république , depuis 8 gros jusqu'à 15 ( de 4 francs 70 centimes , à 8 francs 80 centimes ) d'un lan, ou vloka, n'était guère exorbitant quoiqu^il ne fit que suppléer à l'im* pôt fixe de deux gros, infiniment amoindri par la diminution de la valeur du gros, ce qui réduisit les deux gros à un franc et 17 centimes. Quand même on pourrait dire que leurs rétributions publiques étaient plus grandes que dans les siècles précédents, cela ne fournirait pas de preuve d'oppression, car dans le progrès de l'agriculture, du commerce et de la population , qui augmentaient tous les jours , chacun possédait plus de ressources et pouvait contribuer plus qu'auparavant. Aussi comprend'-on par quelle raison la loi , les conventions et les dispositions locales, haussaient le cens pécuniaire (225) tant dans le$ domaines royaux, que dans l'ordre équestre. Mais on s'en prit aussi au travail , on fit parler la législation à ce sujet, et suivant les principes de coéquation et de commodité de l'ordre équestre , par le conseil et avec le consentement de tous les sénateurs des deux étals , ecclésiastique et séculier et des nonces terrestres , Sigismond-le-vieux à Thom et à Bidgoszcz, en 1520 statua à perpétuité que chaque colon ou, kmeto , dans tous les villages et hameaux , tant royaux que
(2Î5) Locolaborura, censura pecuniarura auxerunt (stat. 1520, vol. I p. 394).
particuliers , qui , auparavant ne travaillait pas un jour dans la semaine serait tenu à l'avenir de trayailler sur chaque lan un jour hebdomadairement; â rexception des colons, dont le travail fut remplacé par un cens pécuniaire, un tribut en céréales, ou par quelque contribution ; et parce que cette loi n avait statué que pour ceux qui travaillaient moins d*un jour par semaine , on réserva , que cette constitution ne devait point s'étendre à ceux des colons , qui sur leur portion , travaillaient plusieurs jours par semaine (226). Ces jours , sont réservés pour la coéquation ultérieure.