CONDITION PLUS DOUCE DES KHIETONSENMAZOVIE
La coéquation des droits et des charges des classes non-
(229)Krom.t6t(ï,p. 91.
(230) Gapitanei fînitimarum, rasticos omnes ex Polonia fugientes aut se conférantes transire, non permittant» sed eos contineant et arceant secundum statuta . . . Stat. 1538, vd. I,p. 532.
m . DÉMOCRATIE NOBILIAIRE . 151
nobles» malgré le progrès effrafant qu'elle faisaiti ne pouvait arriver à régalité de sitôt. Dans quelques parties , la fertilité du sol» la lumière, les sentiments, l'état social des Içcalités Biodéraient la marche; ailleurs, ta variété des lois et particulièrement la loi et les institutions allemandes l'empêchaient. La province de Prusse, malgré la misère des chaumières, reculait plos lentement. La Mazovie, encore séparée , se distinguait aussi par ses institutions kmetonales. Il est vraiqu'elle devança de cent ans la couronne dans l'augmentation législative delà corvée jusqu'à un jour par semaine (381) ; qu'elle imita les dispositions tendant à la séparation de la pauvre noblesse des paysans ; maiç la Ifaxovie était trop peuplée par la petite noblesse pour que les menaces et les réprobations prononcées contre ceux qui se familiarisaient dans des cabarets avec des kmetMS (232) pussent aroîr les mêmes conséquences qu'ailleurs. Tout y était plus rapproché, et la classe nobiliaire, dans les auberges, sur les marchés, aux kermesses et foires , dans les cabarets et sur les champs cultivés, se confondait avec le peuple ; l'ancienne fraternité allait s'y refroidir plus lentement et elle retardait l'amoindrissement des anciennes libertés. Aussi, il est très-rare de trouver un privilège comme était, à cette époque, celui de Boleslav, duc de Mazovie, donné en 1456 aux dignitaires, noUes, milites, indigènes , citadins , bourgeois et villageois ou kmetons, à tous ensemble , dans lo* quel toutesces classes étaient réunies et formaient un seul corps privilégié, et dans lequel les kmetons étaient l'objet prineipaldn privilège qui abrogeait en leur faveur Vamende exorbitante qu'ils encouraient en certains cas ; il abolissait le cens que les kmetons enregistrés payaient , et diminuaient le prix de Fenregistrement ; enin , il leur promettait quMls auraient des huissiers de leur état, kmetons etplébéïens de naissance, partout où il existait une juridiction terrestre ou municipale ; les mêmes huissiers remplissent les fonctions de receveurs d'impôts (233). Les privilèges postérieurs , particulièrement celui du roi Sigismond-le-vieux, donné à l'époque
(231) Stat. 1421, p. 334, voyez ci-dessus note 226.
(232) Stat. 1453. p. 445.
(233) Pmil, 1458, p. 456.
de la réunion du duché, faisaient participer les kmetons aux avantages qu'obtenait la noblesse, délivrée de l'obligation de (a construction des places fortes, de la capitation et de différentes autres exactions, l'impôt devant être désormais réduit au seul lanové de 2 gros. Mais on y arrêta aussi, comme une chose essentielle, la restitution des fugitifs (234). La Mazovie se trouva en contact avec la Pologne, et la tendance à la coéquation dirigée vers l'asservissement, dut l'affecter.