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LE PEUPLE NOBILIAIRE» GRÉA UNE RÉPUBLIQUE

On a observé que Phîstoire romaine se caractérise plus par l'individualisme que l'histoire grecque , où Tunique moteur est le peuple inspiré par la nationalité de sa race, et où l'individualisme disparaît. Une autre différence se présente aussi sous ce rapport , le peuple romain est plus passif , on le remue par un intérêt matériel, celui de son bien-être, et c'est afin de lui procurer quelque droit civique ou d'en obtenir

[285] Vszakze przez te konfederacio , naszo zviérzchnosci zadnei nad poddanymi ich, tak panov duchovnych, iako i svieckich, niederoguieray i posluszenstva zadnego poddanych przecivko panom ich nie psuiemy ; i ovszem iesliby takova licencia gdzie byla sub pretextu religionis, tedy, iako zavszebylo, bendzievolnoi tevaz kazdemupanupoddanego svego nieposlusznego, tam in spiritualibus, quam insascularibus . podlug rozumienia s\ego skarac. Confed. gêner , Varsov. 1573, vol. leg. II, p. 842.

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quelque résaltat politique. Ce sont les chefs qui dirigent tout et profitent de chaque petite occasion pour faire avancer leurs hautes idées.Ën Grèce, le peuple lui-même va à ce but politique, les chefs » les hommes d'importance sont souvent disposés autrement; ils codent plutôt à la nécessité, qu'ils ne dirigent le grand mourement social. Le yertueux Aristide , l'idéal de l'intégrité, professe des principes plus aristocratiques que démocratiques et ne fait qu'une concession au peuple vainqueur, en approuvant sa démocratie définitivement établie après la répulsion des Perses , disant que le peuple Ta bien méritée. Quel était le moteur de cette double victoire du peuple athénien ? rien , que sa conception et sa volonté qui agit d'elle même avant d'avoir un chef populaire , Périclés. Dans la marche compacte de la masse , souvent on ne remar^ que d'illustres personnes que contraires à l'opinion générale , entraînées par la masse et contraintes à la suivre malgré elles. Les plus beaux moments des républiques lombardes ne présentent effectivement que les noms de quelques traîtres à la foi publique , et on s'explique difficilement , cette disparition et réappartition subite des villes , démolies et rebâties , cette résistance imperturbable qui établit la liberté , l'amélioration de l'état social et la prospérité. L'action et la force y est dans les populations et toute individualité y disparait pour rhistoire , une idée politique, sociale y dirige tonte la masse , et les fastes contemporains , ne savent désigner aucun nom particulier , qui y donnait l'élan. Aussi avons-nous observé dans la formation de la république de Pologne , dans l'établissement de sa démocratie nobiliaire : liberté , égalité , fraternité, indépendance, domination, tout partait de la conception de la masse; elle seule donnait l'impulsion aux grandes opérations de l'état ; c'est dans les réunions terrestres , dans les camps de la guerre de Prusse , dans les élections , les rokosz, dans les représentants choisis par la masse, que lé grand édifice trouvait des architectes inconnus , des maçons infatigables et laborieux (286). Ces illustres person-

[286] Personoe ne vient vous dire : « je le veux ! je l'ordonne ! que tout se soumette à ma volonté ! » les seules lois en vigueur sont celles que nous avons faites, chacun y est maître chez lui, grand ou petit, car

oa^es, doDtrhistoire célèbre les grands exploits, y brilleni d'une autre clarté ; ils sont imbus d'autres idées, ils s'arrogent des positions discordantes avec le principe de la masse ; un tel cherche la gloire et les honneurs étrangers , un antre ambitionne le chapeau de cardinal , s^énorgaeiliit de ses hau-tes dignités , un tel se distingue par son extrême opulence , se dit magnat , cherche des alliances princiéres , un autre érige des duchés épiscopaux ou des majorats : mais ils sont impuissants à faire face au progrès du peuple et à Tordre que ce peuple établit. Ils flattent la masse, ils favorisent ses élans , sans oser les contrarier ouvertement , ils se résignent à faire des concessions à la masse et font le sacrifice de leurs principes hétérogènes ; c'est par ce seul moyen , que leurs prétentions particulières et leur marche en sens inverse , sont quelques fois tolérées. Des gens semblables ne peuvent pas être nommés moteurs. Ils entravent la législation et lors^ qu'elle peut contrarier leurs abus et leurs excès, ils lui donnent l'impulsion dans le sens du peuple nobiliaire pour en retirer leur propre avantage. Leur principe aristocratique est mal assis, dépendant de l'action générale; maintes fois dans sa position précaire il est forcé de s'amalgamer avec le principe contraire. C'est la raison pour laquelle on ne voit pas de partis en lotte , de factions de familles , s'agitant entre elles , de chefs ennemis. Les mésintelligences et les tracasseries entre Kmita et Tarnovski , les petits démêlés dans la guerre de coq , disparaissent dans la confusion. Dans toute cette période il n'y eut qu'un choc de l'aristocratie litvanienne ( qui avait ses chefs agitateurs ) , avec la démocratie de Pologne , qui est subordonnée à l'agitation plus imposante de province à province, de nation à nation et qui expire dans l'harmonie qui s'établit sur la question la plus importante. La démocratie polonaise , dans cet engagement même , est sans chef , elle agit en masse, par son principe. Celte marche inaltérable de deux siècles, créait mille embarras aux hommes prétentieux; plus ils perdaient de terrain /plus ils s'impatientaient et reprochaient le désordre à la masse. Des plain-

personne n'oserait porter atteinte à ses droite, dit Mathieu Striikovski en 1572.

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