‹ Histoire de PologneChapitre 223 sur 369 · III. DÉMOCRATIE NOBILIAIRE · texte numérisé non relu

III. DÉMOCRATIE NOBILIAIRE

tes de leur part s'élevaient contre son organe , contre les diètes où les nonces terrestres soutenaient avec vigaear le langage populaire. C'était le champ de bataille où l'intrigue aristocratique soufflait la discorde , fomentait des scissions éphémères , où ses prétentions se brisaient toutefois contre le principe soutenu par la foule fougueuse et indisciplinée , mais instruite par rexpéricnce, stimulée par un exercice con* tinuel et attentive à garder ses prérogatives. Elle statuait , ordonnait , disposait , et les prétentieux avec leurs prétentions f placés à la tête du gouvernement avaient de la peine à exécuter : leur égofsme s'irritait (287). Les contemporains dans la confusion qui résultait de différents intérêts ^ ne dis* tinguaient pas tous les ressorts qui y jouaient , ainsi que les écrivains et les autorités executives Inculpaient d'un assez commun accord le corps législatif des nonces terrestres » le petit peuple noble (288). Sigismond-Aogoste lui même plongé dans ses débauches , meurtri par le délabrement de sa santé , désireux cependant de poursuivre encore l'organisation plus parfaite de la république , six semaines avant sa mort , dans lo but de se mettre à l'abri des reprodies de la postérité , re» mit aux actes de la couronne, ses plaintes de ce qu'on n'avait pas suivi ses conseils y qui étaient entravés principalement par l'autorité de quelques nonces terrestres, qui s'arrogeaient un pouvoir extrême. Il dit que s'il plaisait à Dieu d'affecter l'état de quelque malheur , on ne devait pas l'accuser de négligence on d'incurie , ni lui , ni le sénat qui se montrait toujours d'accord et docile.

[287] Du temps de Sigismond-le- vieux, Jean Tèaczinski disait aux nonces : mementote, filioli mei, ex hoc legatorum conciliabule, perituri sumus omnes procul dubio aliquando.

Sigismond-Auguste, dit-^n, s'emporta une fois et réprimanda un nonce terrestre de la sorte : Quid tu rem ducis et latebram ineptiistuis quœris? Provocare ad fratres, quorum tu ipse ductor et seductor es, apage, et cum his quos in comitata habes coUoquere nec nos teneas lon^ ga expectatione suspenses, cum nos m aula versabamur, tu eras in causa. — ^Eh bien! ce n'était ni un Tènczinski, ni quelque autre homme renommé qui était séducteur, chef populaire, mais un homme obscur, sorti de l'étable, d'un r»)ooin sordide.

[268] Kromer, Varszévicki et même Modrzevski.

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