IV. PERTURBATIONS
ment organisée, avait 21 sénateurs mazoviens sur le total de 136, ce qui donnait le sixième du sénat aux Mazoviens. Elle comptait jusqu'à 184 nonces terrestres, sans y comprendre ceux de trois palatinats prussiens qui, n'ayant pas de nombre déterminé, envoyaient 12,38 ou 70 nonces terrestres. Dans le nombre de 184, il y en avait 26 de six palatinats de la grande Pologne/par conséquent 5 par chaque palatinat; 55 de dix palatinats deLitvanie, par conséquent à-peu-près 6 de chaque palatinat ; 71 de' dix delà petite Pologne, ou 7 de chacun ; et il y en avait 32 de trois palatinatsdeMazovîe, ce qui fait 11 de chaque palatinat; si l'on y ajoute les 6 nonces terrestres du petit palatinat de Podiasie, peuplé par des Mazoviens , on aura 38 nonces mazoviens dans la chambre inférieure le cinqu iëme de la représentation nationale. Considérant l'extension territoriale, cette proportion paraîtra non moins à l'avantage des Mazoviens, mais 81 l'on a égard à la population nobiliaire de cette province, on la trouve très-juste. On peut dire que les Mazoviens formèrent une représentation mitoyenne, qui s'est placée dans sa propre localité entre la représentation nouvellement admise , composée de 83 membres , et l'ancienne, qui n'était que deux fois plus forte, plus nombreuse que celle des Mazoviens. Remarquons ces innombrables relations de famille et de parenté que les Mazoviens avaient sur tous les points de la Pologne , particulièrement de la nouvelle formation et le penchant de la nouvelle représentation qui, timide , hésitante , irrésolue , comme elle se montrait, devait plutôt suivre instinctivement la représentation intermédiaire , mitoyenne, que l'ancienne ; et nous pouvons nous imaginer l'importance et l'effet des votes et des cris des Mazoviens dans toutes les affaires nationales , dans les diètes, sur le champ de l'élection et partout. On peut dire que la direction des affaires de la république échappait des mains des Polonais , qu'elle entrait sous la direction de nouveaux frères russiens et litvaniens et essentiellement sous l'impulsion des Mazoviens qui exercèrent toujours leur influence prépondérante, spécialement dans les temps plus rapprochés de l'union de Lublin, avant que la fusion des parties réunies se fût suffisamment consommée , avant que l'esprit civique de la nouvelle noblesse arrivât à sa maturité. La marche différente de la chose publique et grand nombre d'cvène-
ments qui survinrent, s'expliquent par cette nouvelle combinaison des prédispositions locales, des tempéraments provinciauxetde leur coopération.