‹ Histoire de PologneChapitre 28 sur 369 · AUitade imposante de la confCdératiou · texte numérisé non relu

AUitade imposante de la confCdératiou

Tous ces échecs souvent, assez graves, ne déroutaient guère le génie euti éprenant. La confédération prenait chaque jour une attitude plus imposante. L'hiver ne refroidit point son esprit; chaque jour on imaginait de nouveaux plans. Moravski, après la déroute du maréchal, tenait ferme, et plus vigoureusement que jamais , le canton de Gnezen. Malczevski forma le projet de s'emparer de la capitale, où la cour et les Russes animaient à outrance les divertissements du carnaval. Au fort de l'hiver et des réjouissances, l'alarme pénétra dans les salons, et le 12 février 1770, un combat fut livré, par lequel les Russes réussirent à préserver Varsovie de toute surprise. Depuis cette époque, la peur ne cessait d'y nourrir des inquiétudes, car on savait que la capitale avait des relations secrètes avec les confédérés et que ceux-ci méditaient le moyen de s'en rendre maîtres. Les Russes tout occupés à la garder et tournant leurs forces vers la petite Pologne, offrirent à la grande Pologne l'occasion de se réorganiser. Le maréchal Malczevski reparut encore, institua à Posen un conseil d'adpiinistration, et s'empara de la petite armée de 600 hom-

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mes que préparait Sulkovski, on ne savait dans quel bat, et bientôt il se trouva à la tète de 2000 bommes bien vêtus et armés. Antoine Sieraszevski fut proclamé régimentaire. Cette nouvelle apparition fit naitre de grandes espéra uees, d'autant plus qu'en repoussant let» Russes aux environs de Tborn, on avait eu le bonheur de remporter une victoire près de Radorain, où périt 300 Busses. Après plusieurs mois d'existence Malczesvki, avec le gros de son armée, entreprit de se rendre maître de Varsovie. Le bruit du projot le devança et éveilla les Russes. Il rencontra près de Blonie Galitzinequi détruisit son entreprise. Malczevski laissant la défense de la province à ses lieutenants, partit pour Epéries, rendre compte de ses malheurs à la généralité. En attendant, la confédération dans la petite Pologne, prenait une attitude formidable. Drévitch envoyé contre Kazimir Pulaski, dans les montagnes voisines de la Hongrie, y attaqua tour à tour les trois camps des confédérés, traînant une petite guerre avec des succès balancés; enfin battu deux fois dans les montagnes, il fut contraint de retourner à Varsovie, chercher des renforts et concerter de nouveaux plans, contre la croissance de la confédération. Au mois d'aoôt 1770, Pulaski descendit dans les plaines, feignit de vouloir marcher sur Varsovie, et fondit précipitamment sur Krakovie. Il pénétra dans un des faubourgs, enleva la grande garde russe, prit et emmenaavec lui un régiment national, retourna rapidement sur la route de Varsovie, et avec une égale vitesse vint camper sous le couvent de Czènstochova , doniril prit possession (25). Pour se raffermir dans «a nouvelle possession et distraire les Russes, il envoya Kossakovski en

(25) Le nonce qui au nom du Pape animait depuis le commsncjement les confédérés de Bar, se trouvait à Czènstochova au moment delà prise de possession par Pulaski. Il lui donna la bénédiction de sa sainteté. En même temps, la cour de Rome expédiait une réponse qui devait calmer la conscience de Marie-Thérèse et diriger ses démarches contre les confédérés et la Pologne. Le Saint-Pére y dit : « Que l'invasion et le partage de la Pologne étaient non-seulement politiques , mais dans Vintérét de la religion ; et que pour l'avantage spirituel de l'église, il était nécessaire que la cour de Vieune étendtt sa domination en Pologne aussi loin qu*elle le pourrait. »

Litvanid y ranimer le soulèvement et lui même se concerta avec Zaremba aûn d'essayer de s'emparer de la ville dePosen, s'il était possible. Le colonel Ren était dans cette ville et tenait la province en écbec. En même temps, dans toute la province de Krakovie, on se remuait avec ardeur. On prit possession des châteaux ou places fortes de Koscian, Bobrek, Tiniec, Landskrona, et on les fortifia ; on acheta des fusils , des canons on prépara des munitions. Pour régler militairement les forces dispersées dans l'autre partie de la Pologne, la généralité nomma Joseph Zaremba régimentaire général de la grande Pologne.

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