‹ Histoire de PologneChapitre 280 sur 369 · IV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS

Le rokosz de Saodomir, flOAgeait à réunir les deux grandes manifestations, de l'opinion et de la volonté nationale : Zebrzidovski parlait hautement de la confédération dans laquelle la majorité pouvait décider contre Vunanimité de la diète. La déclaration de la vacance du trône en était une conséquence : c'était Tacte de confédération. La confédération fut battue , les rokoszans dispersés. Ces événements jetèrent une déconsidération sur le rokosz, comme sur une mesure de peu de succès » lorsque d'autres conjonctures allaient ruiner son crédit (347). L'armée de la république ne recevant plus régulièrement sa solde 9 formait des unions , des ligues soldatesques, zvionzek ; pour extorquer le paiement arriéré. Ces ligues bien organisées prenaient le nom de rokosz ou de confédération. Comme manifestantlemécontentement et réunies tumultueusement y elles ressemblaient au premier; comme demandant l'exécution d'un objet arrêté et statuant , ayant des maré-

{vol. leg I, p. 140), dont les décisions furent encore deux siècles plus tard (en 1607) citées comme loi (vol. leg. II, p. 1616K Quod quicunque exstans indigena, habens in regno bona. vellet aliquas inobedientias, contra jus terrestre commune , aut etiam guerras nobis et regno damnosas movere, sine Hcentia régis et concilii sui, et in jure terrestri communi noUet contentari, aut etiam haeretiçales errorcs facere vel promovere vellet, contra talem eujuscumque statua, gradus, in eorum des- Iructionem consurgere vdumus et promittimus, sub fide et honore.»

(347) « Le petit mot rokosx avait autrefois tant d'ascendant sur Tordre équestre, que, pour peu qu'un gentilhomme (noble), s'avisât de le prononcer publiquement à haute voix , tous ceux qui l'entendaient étaient obligés, sous les peines les plus sévères, de s'attrouper autour de lui ; comme ceux qui s'y rendaient répétaient le cri , ces clameurs réitérées attiraient toujours de nouveaux camarades ; ainsi , la bande grossissant à chaque instant, l'on voyait bientôt en armes une foule prodigieuse de noblesse » (les loisirs du chevalier D'eon de Beaumont, descr. de la Pol. VÎI. 13 ; V, 13 de l'édition d'Edouard Kierzweîl, idée de la rep. de Pol. Paris. 1840). La tradition en a fait de rokosz une épouvante, cependant, toutes les circonstances de ceux qui furent les plus imposants, prouvent que c'étaient de véritables meetings en se servant àxr langage d'aujourd'hui. Comme O'Connell , Atwood et les autres se placent en chef du peuple et des ouvriers d'Irlande, de Birmingham, d'Halloway ; de la môme manière Zamoïsl^i, Zebrzidovski , à lendrzciov, à'Sandorair. dirigeaient leurs meetings nobiliaires.

aSO CONSIDÉRATIONS. 1607—17^.

chaux et des réglemeiits organiques , elles ressemblaient plutôt à la seconde. Bien qu'on leur refusât ces titres peu convenables à leurs révoltes y cependant le nom du rokosz attaché à des ligues violentes soldatesques , perdit sa couleur primitive, perdit son importance et tomba en désuétude, d*au« tant plus que des démonstrations tumultueuses de la nation mécontentée , n'auraient pas eu de suite à l'époque des combats et des guerres. La confédération armée était la plus utile et la plus nécessaire. Elle avait un but déterminé , elle appuyait son vouloir sur des victoires , elle statuait et imposait ses décrets > les sancita, à la législation diétale , à la fin ^ elle s'alliait et se confondait avec la diète de pacification. Dans cette marche de déchirements intestins , elle devenait plus fréquente > et acquérait une haute importance. La confédération deTyszovcéy fit face aux attentats domestiques, aux forfaits intérieurs, à toutes les invasions des ennemis extérieurs ; elle sauva l'état délabré. Celle de la grande Pologne en faveur de Lubomirski , sauva et affermit la constitution nationale ; enfin celle de Golomab , réprima les factieui.

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