IV. PERTURBATIONS
san^y d'horreur et de dépravatioii ; de courage , d'énergie , de déTOuement. Il offre pour nos considérations ^ une multitude de circonstances à observer, que nous ne nous proposons point d'analyser toutes en détail, non plus que les rapports extérieurs tant politiques que commerciaux > ni la législation , ni la littérature , ni différentes autres questions que nous écartons de nos réflexions actuelles: mais nous devons observer les conséquences dans l'état de fa politique intérieure et de la situation sociale de la nation , enfin le sort du peuple 7 en suivant d'abord les événements » dans lesquels il joua en effet un rOle très important.
{Voyez l'Histoire de Pologne , chap, 160 d i97].
127. LE MALAISE ET LES SOUFFRANCES DU PEUPLE, SUITES DE L'OPPRESSIOnr.
Dans la période précédente» je crois avoir suffisamment démontré qu'avec l'humiliation des classes non nobles, Tasservissement du peuple partait plutôt de l'ascendant de la civilisation occidentale qui ne discontinua d'agir dans le cours des siècles, depuis que le christianisme latin s'établit en Po* logne. L'asservissement des populations par la domination allemande qui s'étendait dans la Slavonie et dans le pays des Lettes , et celui du peuple, en Bohème, qui faisait partie de l'empire, sont les événements qui devancèrent Tasservissement du peuple en Pologne, sont des faits trop notoires qui me semblent prouver que ce n'était point l'esclavage oriental qui
dans leurs mains, furent la proie des flammes ; ils^ brûlèrent Loïov, Chvastov , les Polonais brûlèrent à la face de cette dernière, Trilisie. Les Litvaniens, punissant l'infidélitô de leurs villes, qui embrassèrent le
parti kozalt, brûlèrent et pillèrent Pinsk, Bobruisk Que l'on
s'imagine le reste.
a34 CONSIDÉRATIONS, 1607—1795.
agissait sar Télat social de la Pologne y. mais le système du servage de la féodalité occidentale. Bien qu*ébranlé eta£f^ibll dans les paysoil il a eu son origine, il roule vers les pays anti* féodaux, scandalise ces pays, et par une impression funeste , contribue au malheur du peuple. C'est la marche de la civilisation qui affecte et empeste les temps du bonheur et de la félicité. Aussi, avons-nous remarqué ce contraste frappant de la prospérité des populations , avec la perte de leur liberté et l'oppression qui devait tôt ou tard créer un malaise plus sensible, plus insupportable. Encore quelques années de cette inconséquence, et ce solécisme social devait nécessairement disparaître. Dans les premières années de l'anarchie naissante, les législateurs ou la classe dominante se montrent encore offensés de ce que les populations inférieures osent jouir du bonheur matériel et se servir d'objets précieux qui ne convenaient qu'au luxe. Déjà elle* a changé l'habillement, qu'elle prit à la tatare, et se distingua des anciens vêtements nationaux qu'elle délaisse aux autres classes; il lui fallait encore les dépouiller des choses qui lui sont nécessaires à l'ostentation. Or, en 1613, 1620» 1655, par les motifs que les plébéiens se montrant toujours plus disposés à se comparer aux nobles , font élever le prix de différentes marchandises, on défend aux plébéiens des deux sexes, à l'exception des magistrats municipaux, de porter des robes de soie, des doublures de soie, ou des fourrures précieuses, si ce n'est de renard et d'autres de moindre prix ; on défend de se servir de pierreries et d'autres bijoux , sons peine de fortes amendes. Lorsqu'on considère cette disposition, on voit qu'elle se relate à des bourgeois seulement. Naguère, on statua des lois somptnaires pour arrêter nommément le luxe des kmetons, il ne fallait plus y revenir, d'autres mesures dont nous allons analyser le progrès, la réprimèrent chez les paysans. C'est le seul luxe des bourgeois qui affecta à cette époque le fastueux ordre équestre, et ce n'étaient que des plébéiens opulents, de riches marchands et des bourgeois propriétaires qui habitaient les grandes villes. Les petites villes et les bourgs offraient déjà un autre spectacle qui ne différait en rien de la pauvreté et du dénûment qui commençait à s'emparer des paysans , encore avant les calamités qui devaient survenir. Ce spectacle