‹ Histoire de PologneChapitre 302 sur 369 · IV. PERTUHBÀTIÔNS · texte numérisé non relu

IV. PERTUHBÀTIÔNS

bâtit en 1637 Kiidak, d*où la garnison de la république, pouvait traverser et arrêter toutes les entreprises , môme des zaporoges. Ces mesures soulevèrent cette population guerrière qui semblait déjà se courber sous le joug. Mais les révoltés sont vaincus près de Kumeiki , assiégés sous Borovica par Nicolas Polocki, hetman du camp et forcés de livrer leur chef Pavluk avec quatre autres des principaux officiers, à condition qu'après leur présentation au roi et à la diète , ils seront délivrés. Cependant sans égard pour la convention on les couda mna à mort et ils furent décapités en 1638. A la même diète, on décréta , que dorénavant , toiites les prérogatives des kozaks sont à jamais abrogées; ils n'auront plus, ni leur juridiction , ni l'autorité de leurs anciens, straszina, ni de revenu à leur disposition , ni d'honneurs. Ceux que la dernière guerre a respecté, qui ne périrent pas, ne sont qu'une populace qui sera réduite à la condition des chlop Le rôle de OOOOkozaks, sera à l'avenir, comme il était auparavant, mais leurs commandants, seront exclusivement les nobles, qui, ayant leur autorité à Trechtémirov, sont chargés avec ces 6000 enrôlés, de soutenir l'ordre et la subordinationdanstout le pays kozak. Par une faveur singulière , on permit encore aux kozaks, d'avoir des propriétés dans les cercles de Czerkassy, deKorsun et de Czéchrin , et nulle part ailleurs. Cette lot tyrannique , devait être mise à exécution sur le champ. Les kozaks voulurent résister. Nicolas Potocki, chargé de cette commission , eut souvent du pire, dit un contemporain écrivant sous la dictée de la noblesse (385). Mais à la fia, il remporta des victoires sur Ostrazin et Skielanovicz au-delà du Dniepr entre Holtva et Lubnia; aussi bien que sur Dimitr Timosiévicz Hunia sur la rivière Starcza. Alors les kozaks consentirent à obéir au chef que le roi leur donnerait , à exécuter seulement les commandements de sa majesté et à n'être plus que 6000 hommes. On leur donna une sûreté qui fut mal gardée; plusieurs furent tués par ceux de l'armée. Le soulèvement de Sulima , fut en 1640, réprimé et ce chef tourageux empalé (386). Uue partie se retira enMoskovie,

(385) Laboureur, vol. II, p. 230.

(386) Sulima palo insutus paenaB

paenaB subit.

d'autres chez les tatars , où ils ont été bien reçus , le reste subit le joug. Ainsi cette force qui donnait beaucoup de réputation à la Pologne , qui ne lui coûtait rien , et qui la gardait des incursions des tatares,est presque ruinée, dit Laboureur voyageant à celte époque en Pologne (387). Dix années d'esclavages se suivirent depuis ces événements , jdans une auxiété inexprimable, qui pénétrait toutes les populations de la Pologne et le silence lugubre de TUkraïne n'était interrompu que par des cris de vengeance, par des gémissements d'impatience , qui attendait Toccasion de secouer le joug (388).

Page 1