‹ Histoire de PologneChapitre 311 sur 369 · IV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS

blique de Pologne, hormis la royauté et la noblesse dont le nom y est b^nni à jamais (305). Les Zaporoges n'y perdaient point leur ancienne prééminence. La nourelle nation, quoi-» qu'elle ne passât point par la discipline sauvage des habitants des lies, comme les kozaks de l'ancienne date, respecta la tige qui donna origine au nom, au peuple et à la nation kozake. Mais ni l'organisateur de la nouyelle société, ni la société elle-même, tie conçurent d'idée de l'indépendance , ne se reconnurent assez forts pour se soutenir de leurs propres forces.Chmielnicki et son peuple, réfléchissant sur l'inaccomplissementdes conventions de Zborov et de Zuravno , désespérant de pouvoir stipuler un accord avec la république de l'ordre équestre polonais, cherchèrent des alliés, des protecteurs. Comme il était indifférent à cette époque à l'ordre équestre si c'était un Jean Kazimir ou un Charles-Gustave de Suède , qui serait chef de la république , pourvu que les libertés et les institutions nobiliaires fussent observées; aussi, il était indifférent aux kozaks si la suzeraineté de leur état serait confiée à un roi de l'ordre équestre ou à un prince quelconque , pourvu que leur organisation fût respectée et qu'ils trouvassent les secours d*un protecteur assez puissant qu'eux-mêmes serviraient. Chmielnicki, dirigeant ses envoyés en Krimée , à Constantinople, à Moskou, en Pologne, en Autriche , à Stokholm , en Transylvanie, recevait réciproquement de ces états les chargés d'affaires dans la chambre de sa maisonnette rustique, où il vivait dans toute la simplicité d'un particulier. Le roi de Suède refusa de se charger de la suzeraineté proposée , quoiqu'il eût accepté la couronne républicaine de Pologne, qui se changea pour lui en une couronne d'épines et de tourments. En refusant la proposition, le roi de Suède dissuadait d' accepter la protection du tzar de Moskou, où la nécessité fatale entraîna Chmielnicki et les kozaks. Ce n'est pas sans répugnance que la funeste convention avec le tzar fut signée , mais les anciens de la nation kozake, en plein conseil, et la nation entière consentirent et subirent toutes les conséquences.

(396) Sublatis omnibus nobihbus, ut non uoica persona intra ambitum eorundem superesset, quœ sibi aliquid privati juris praetendere posset (Grondzki).

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