‹ Histoire de PologneChapitre 324 sur 369 · IV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS

hommes. « Nos armes^ disait-oo, sont une faux ; mais nous en trouverons d'autres dans yos maisons ; notre armée est prête, elle est répandue dans tontes yos provinces , notre signal de ralHement sera la misère, d Ce moyen terrible n'eut aucun succès» et dans aucune partie de la Pologne , les esclaves ne firent aucun mouvement (416). o Maudissant leur sort fatal et leurtf oppresseurs, ils buvaient, dansaient et chantaient; jouissant de leur très-minime suffisance, ils se laissaient entraîner par des divertissements, espérant ei donnant aux voisins un exemple du bonheur (si l'on peut se servir de cette expression comparative) , donnant l'aspect d'une condition plus douce qu'elle ne Tétait réellement, mais plus doucc^ que celle des autres. Les paysans moskovites abrutis et féroces , regardant leur esclavage comme l'état naturel des hommes , bénissant Dieu de leur état, croyant gagner le ciel en subissant la mort pour obéir au txar, tournaient cependant leurs regards vers la Pologne. Une étincelle électrique traversant leurs veines , leur communiquait quelques idées de ce pays envahi par leur impératrice, suscitait chez eux quelques désirs inattendus; ils souhaitaient respirer l'air de la Pologne, comme l'on voit par les plaintes officielles de la cour de Pétersbourg, de ce que la Pologne donnait asile aux transfuges russes. Effectivement, en Pologne et en Ukraine, on parlait de la liberté, ce qvii n'avait pas lieu en Russie ; le paysan moskovite croyait que sa tzarine allait écraser la liberté qui résidait en Polcgne , il ne distinguait pas quelle était cette liberté , H croyait la trouver en émigrant.

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