‹ Histoire de PologneChapitre 335 sur 369 · IV . PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV . PERTURBATIONS

dangereuse par tous ces moyens, les zaporoges , courant aux carnages de l*Ukraïae , furent , comme nous Tavons dit , détruits en partie par les russes* Catherine II, les insulta en mônaie. temps : en réparation pour la violation commise par \ii& trpMpes russes du territoire Ottoman > elle offrit de livrer au suU9n20û zaporoges vivants et de les abandonner à sa vengeance, comme fauteurs du mal que fit à la f ratière Farmée régalière. Enfin l'ordre et la paix, qui suivent Tasservisment , régnaient dans l'Ukraine après la réduction des kozaks de la petite Russie , après la défaite des confédérés de Bar et KhumUiati(m de la république démembrée , lorsqu'une déclaration impériale , rendue le i4 août 1775, apprit à l'Europe la.destructidn, absolue du tronc de cette grande famille : des kozaks zaporoges. â Dans cet oukaze , la chaste Catherine II , après avoir reproché aux kozaks zaporoges leur vie licënUeuse.,.leur attachement à leur lois, qu^elle avait ellé*méme jucé, de maintenir , et leur réclamation d'un territoire, qui D!a. pu , dit-elle leur appartenir , puisque leur institution pri* mitive est dénuée de toutes les lois. et par conséquent leur possession de tout droit de propriété , annonce qu^elle s'est trouvée obligée, envers Dieu., envers son empire et envers toutle genre humain ^ d'anéantir la sitche de. zaporoges et lès kozaks qui çn portent les noms. Cçtt<3 religieuse souveraine ajoute, que la destruction de ce peppJe a été opérée par ses troupes, dans le meilleur ordre possible, avec une parfaite tranquillité et sans aucune résistance de la part des kozaks , vu qu'ils n'apperçurent les troupes qui s'approchaient d'eux, qu'au moment qu'elles les avaient déjà environnés dé toute part (426). ' , , ".. ',[ /..,:..

160. LENTEUR DANS J.''ADÔVGISSB1»t£l^Ti>Us6iiTiE>ESt»Àii^ÂlVS.

3e té m^atrêtérai jjroiùt Yôngùèmeht âut* qtiett]beÉ f^ifts qui pouvaient améliorer la mâlheureus'é'bonâltîon dK^s pajr^ans, ils

(42e)8cher. 6«rr. de Coiil.s L o/*- Voic*enodre^uelqiiesgriefeq«e laRussie voulut reprobher aux saporéges^ettineAetiGe de tew-soFt après la destruction de leur retraite. «Dans la guerre contre les Turcs, qui fut terminée en 1774, ils se rendirent coupables de plus d'une trahison ; ils décélèrent même le projet de se rendre indépendants. Lorsqu'on établit

319 CONSIDERAirONS, 1607—1795.

étaient les résalCaU nécessaires de la marche de^a eiritisation. Dès que la nation^ sortant de son ongoordissement» clier* clia des lumières et commença à reprendre son sentiment, elle ne pouvait rester tootrà-fait sourde è la foîx de Tluimanité , mais l'amélioration du sort des paysans était si lente, si petite, si imperceptible , qu'à peine peut^-on en dire qselqde chose de positif. A la diète de oonrocation, en 1764, la faelloa de Gzartoriski » poursuivant ses plans, prescrivant nne maltitude de règlements dans le but d'établir l'ordre etla justice, fit des lois iavorables aux paysans, qui restreignait Kaqtorilé excessive de la noblesse sur ces infortunés» Bientôt, en 1761, on établit la peine de mort contre celui qui tuerait un homme , sans distinction de condition. Par conséquent, le matire devait désormais répondre de sa vie pour la mort de son paysan. L'amélioration du sort de la classe laborieuse, bien que très*faible, devait avoir cependant quelque retentissement, et la renommée d'une certaine liberté devait se répendre, si Ton considère les plaintes de la tsarine de l'émigration dea paysans russes. En 1773, elle reprocha avec dureté à la Polo-

desoolonies dansies pays reeoniais sur les rives duDaiepr (conmies alors sous- le oom de la Nouvelle Servie), ils soutiareat que ces contrées étaient leur propriété, & ioquiétèrent les colons, et, soit par force, soit par adresse, ils vaaservirent près de 5Q>M)0 habitants. Un tel acte de révolte décida rimpératrioe à anéantir ce petit état. En 1775, uacorpa de b'oupes russes les enveloppa et les désarma ; ou leur présenta un manifeste qui leur laissait le choix ou d'adopter un autre genre de vie, ou de sortir de l'empire. Une partie resta et se livra aux travaux de la campagne ; l'autre se retira en foule chez les Turcs et les Tatais. Les descendants de ces mêmes kozaks zaporoges, existent cependant encore sous un autre nom et dans un autre pays. Par un oukaza du 30 jum 1792, Catherine II céda aux zaporoges qui s'étaient distingués dans la dernière guerre contre les Turcs, la presqu'île de Taman et toutes les contrées situées autre le Eouban et la mer d'Azof, jusqu'aux fleuves Teia et Laba. On leur donna le nom des kozaks de la mer Noire, et ils eurent le droit de choisir un hetman, ainsi qae la pemusuon de recruter jusqu'à 15,000 hommesdans la petite Russie. Ils ont renoacé volontairement à leur ancienne manière de vivre, ils se sont mariés et se livrent à l'agriculture (Malte Brun, Précis é^ la géogr. unwerseUc^ édit. de Huôt. livre lxxkviii, t. VI, p. 50, 51). »

Page 1