IV. PERTURBATIONS
qii'une vengeance assouvie sur ceux qui ne changeaient pas lenr système oppressif, mais de longs sièbles décélèrent les dispositions paisibles du peuple de tout le reste de la Pologne et de la Eityanie. Depuis quelques siècles, l'opinion des pubifcîstes, des prêcheurs , menaçait des craintes du soulèvement populaire et aucune conjoncture n'a pu réaliser, ni justifier leurs prédictions. Dans les derniers temps de la république , aucune provocation n'ébranla sa tranquillité , son calme. Chreptoricz abolit la corvée , Brzostovski arma et exerça aax armes ses paysans , et aucune émeute n'éclata. Quelque paYt qu'on fit quelque faveur & ce peuple , on ne Va' vu porté aux tumultes, si ce n'est le où fl était en butte à quelques" nouvelles injustices ou Tiolences. Cependant, on ne cessait d'épouvanter lès consciences endurcies de la noblesse qu! cherchait à excuser son usurpation et sa haine contre !e bas peuple. Le rejet du projet législatif d'André Zamoîski en 1780, fut d'autant plus scandaleux que le véritable motif existait' dans ce qu'il proposait Tathranchissement des paysans. Cependant ce projet se réduisait à quelques clauses, qui ne touchaient ni la corvée, ni la redevance, il voulait les soumettre à la même justice qui devait être générale et égale à toutes les classes; il roulait instituer les écoles primaires pour leur instruclioui et laisser la liberté de disposer de leurs forces à ceux qui ne seraient pas attachés à la glèbe^car ne devai t être considéré comme attaché à la glèbe que celui qui cultivait la portion kmetonale , et celui de ses fils qui lui succédait. Ces propositions efiTarouchaient la noblesse.