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TRAMES DE LA TZARINE POUR SOULEVER LES PAYSANS

Il nous reste à notifier encore une alarme, encore un danger, comme résultat des scissions religieuses, de ce schisme grec jadis désavoué et repoussé par la république, qui est,devenu gréco-russe depuis que Moskou l'a saisi sous sa protection directe et unique. Nous extrayons la description de cette agitation périlleuse de l'ouvrage de Ferrand (430). o Jusqu'à

(430) Ferrand . Histoire de trois démembrements de Pologne, livre VUI, t. II, p. 440.

^aW— 1795.

ciaé qu'iiiT' ^^'*l^^^^ "*** avait conservé ses ancieo-

prétexte p ^^ârche de Constaotinople ; mais à

coDSidér /^^'^Jae ^yantune guerre à souteoîr coDtre

pressir ^^^Z^ Constantioople fut interdit. Oo fît

geait é^ii*^,^^^^^^ mesure prohibitive, sans s'occuper

blii» >*i^'*^^^^^" ^^"^ ^^^ ^^^^^ organisatioo^lorsque en

V^ /iiifl^^<>Po'^ de Kiiov passa sous !a domination Jf^ ^^m ff^^^^^^^ ^®* évôch^s étant survenues* le clergé ^''^'*#tf métro^\\{Mn de Kiiov, etpar là s/e trouva a^su- />^^^// ^ J'influence spirituelle de la Russie; le danger, j^^ L suites étaient incalculables , devint bien plus jgrand ^"^^ pierre l se fut déclaré chef de l'église grecque non - ^'^^e ^4'''' ^^^ établi à Pétersbourg un synode des évéques ''l^cs^ entièrement soumis au pouvoir politique et religieux ^ ifi çoofonne. A la honte de l'humanité, Catherine en avait ffit on abus révoltant pendant la confédération de Bar, et chercb&ità le renouveler pendant celle de la grapde diète de Vursovie en 1739. Les popes furent excités et soudoyés par elle pour soulever les paysans de leur rit contre le gouvernement polonais. Des tentatives d'insurrection fureat faites en Litvanie; le clergé refusa le serment de fîdélité k la république, s'il n'y était autorisé par l'impératrice , et Tévéque de Sluek osa même prescrire à son clergé le serment 4e fidélité à l'impératrice, et la faire nommer dans les prières publiques. Des mouvements alarmants eurent lie» en Yptypie, et sjurtoot en Ukrajine. Le paysan de ces provinces , excité par ces popes, parlait ouvertement de renouveler des massacres- La diète fut avertie à temps pour prendre des précautions qui d'un jour à l'autre devenaient plus nécessaires. Peux popes arrêtés en Volynie donnèrent dans leurs interrogatoires des renseignements qui firent découvrir plusieurs dépôts d'arm/ps ; trente autres furent arrêtés, et leurs révélations conduisirent enfin jusqu'à l'évêque môme, que tout désignait comme le premier auteur de ces horribles complots. L'officier commandé avec un détachement pour l'arrêter, le surprit à l'instant où il s'élançait à une table sur laquelle étaient douze pistolets, dont il n'eût pas le temps de s'emparer. L'arrestation du chef et de ses principaux agents déconcerta le reste des conjur^g ; des troupes furent envoyées dans tous les endroits

rv. PERTURBATIONS. 317

suspects, et la diète» satisfaite d'avoir prérena un grand dan ger, voalutbien, par ménagement pour la Russie, ne pas suivre la découverte d'un complot dont elle était le premier moteur. Cependant elle lui porta des plaintes surfin dépôt d'armes de cent-vingt charriots amenés et escortés en Ukraïne jusque dans la terre de Smila, qui appartenait au prince Potiomktne. Stakelberg donna aussitôt une note, qui, très insignifiante au fond, désavouait les vagabonds, et assurait qu'ils n'inquiéteraient plus rUkralne par des propos et des écrits, qui, circulant dans la lie du peuple, sont faits pour être abandonnés à la police surveillante. Sans attacher à cette note plus d'importance qu'elle ne méritait, elle donna un universel, qui dans toute l'étendue de la république devait être publié en chaire partout le clergé, notamment par le clergé non-uni. Cette publication, jointe aux mesures que Ton prit pour faire sortir de Pologne tous les étrangers vagabonds et suspects, arrêta les effets de l'effroyable machination qui avait donné les plus vives alarmes, et qui finit par couvrir d'opprobre et d'horreur ceux dont elle était évidemment l'ouvrage, j» En même temps que la diète réprima le complot du schisme, et arrêta l'ébranlement des paysans russiens , elle décréta la paix à l'église schismatique, lui donna la liberté et l'organisation que le clergé non-uni accepta avec empressement et se réconcilia avec cette république , qu'il considérait naguère comme ennemie.

16^. INACTIVITÉ ET urDIFERENGE DES PAYSANS AU MOMENT DE LA CHUTE.

En même temps, le sort des paysans devenait l'objet des discussions. L'évêque catholique Pilchovski rassembla toutes les opinions des écrivains précédents sur la malheureuse condition des paysans. L'opinion de la capitale et de la nation, prenant en considération cette question, a vu paraître plusieurs brochures en leur faveur. La diète, répondant aux changements des dispositions, ne produisit pas des débats qui auraient fait rougir l'humanité ; dans la constitution du 3 mai, qu'elle promulgua, elle considère tout habitant de la république libre, dont l'opinion, le travail, le gain et la propriété doivent

être respeetés. Elle statue qu'une lai particulière orgaatsera une juridiction pour le peuple, jusqu'à ce moment priré de la protection de l'autorité publique. En même temps, beaucoup de prapriétaires se rapprochaient de leurs sujets si long-temps méconnus» s'empressaient d'observer leur posUion , parcouraient avec un œil plut attentif , plus réfléchi , les inventaires de leurs économies , s'arrangeaient avec les populations- de leurs domaines, arrêtaient avec elles et avec chacun des paysans, des conditions réciproquement convenues qui déterminaient les obligations mulueUes, les devoirs des cultivateurssujets. Un avenir moins sombre promettait Tamélioration' du sort du peuple. C'était des années de révolution ^ui agîtaH l'occident de l'Europe, et les dernières années de oalamilés que la république allait vider avant aa chute. D'un côté, les émissaires des agitateurs vinrent dans la Pologne envahie et livrée à ses ennemis, de l'autre côté, le peuple, confiant dans les espérances que lu! firent ouvrir les législateurs^ et plus épouvanté du joog multiplié des éirangers^iui inondaieBtsa pétrie, se montra sourd à la parole des émissan'es, insensible à leur proposition. Après leurs, efforts infruetueux, ils direni que.le peuple, et surtout les paysans polonais etlitvaniensnfétaient pas encore à la hauteur de révélation (431). Bien des

(431) FerraAd, iWd, livre mm, t. II» p. 43»* t-. «.Les .seigneurs de Pologne, plus coupables que les brigands ( disaient en 1794 quelques émigrés et voyageurs polonais de ce temps, par Torgane d'un député delà convention.Garran deÇoulon,JRec/ierctosur l'état de la Pologne, t. V, p. 20), parce qu'ils se sont couverts du voile des lois , et qu'ils invoquaient sans cesse la liberté pour l'outrager plus sûrement, ont privé les serfs depuis plusieurs siècles, de la faculté de changer de domicile, qui appartient à tous les homBaes , et de la participation à la propriété, qui ne peut pas être légitime tant qu'elle n*est pas communicable à tous. La fixation du mode le plus propre à assuré des propriétés actuelles aux paysans polonais, en prévenant les abus et les injustices privées, dépend de la combinaison de beaucoup de localités et de circonstances du moment, que les Polonais seuls peuvent apprécier. Mais les serfs de la P(^ogne, comme ceux de presque toute l'Eioope, ont toujours possédé, moyennant des redevances plus ou moins eonsi* dérables, des tenues particulières .qui servaient à leur entretien personr nel, et qu'ils transmettaient à leurs enfants. On pense (continue Garran

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