IV. PERTURBATIONS
rerqu'^à l'époqae des émotions religieuses et de Tinfortane qui accablait lepaysjeprorerbe, qu'an moment de la terreur on a recours à Dieu (436), est devenu national, que la croyance do peuple a tu le salut de l'état , dans la protection de la sainte vierge, à laquelle il porta toute sa dévotion, y rattacha le sort du pays et ses idées politiques.Des pélérinages|p!eux s'établirent sur tous les points de la Pologne, des milliers accouraient de tous les coins rendre hommage à la reine des cieox et de la Pologne» assister à son couronnement (437). Ces fêtes nationales manifestaient plus que quelque autre événement, que la Pologne est exclusivement catholique. On observait que les catholiques tâchaient , sinon d'Opprimer & force ouverte, du moins d'abaisser les dissidents par tous les moyens que la prépondérance peut mettre en œuvre sans un éclat trop fâcheux. Cette prépondérance rencontrait cependant des obstacles dans les dispositions innées, résistant petit à petit â la séduction et aux intérêts particuliers, et mettait empêchement aux suites trop funestes de l'intolérance et de la superstition. Les hommes de loi témoignaient de l'aversion pour l'imputation de sorcellerie; les statuts àla main ils repoussaient souvent les accusations absurdes de ce genre. Les cérémonies religieuses des dissidents éprouvaient à peine quelque contrainte, et la liberté des cultes, toujours proclamée comme loi fondamentale, garantissait des vexations, assurait la tranquillité rarement interrompue. Le clergé polonais se trouvait
servait : ergo, non est deus , voulant dire que la même raison dont, il prétendait prouver Vexistence d'un Dieu, prouvait tout le contraire, tant elles étaient faibles, sans pourtant en douter Iui-*méme. Aussi le saint ofBce et le pontife romain désapprouvèrent fort la conduite de la diète, crièrent fort contre ce rigoureux décret , dans une lettre que le pape écrivit à son nonce en Pologne, dont j'ai vu l'original (Dalerac, Anecd. de Pol, t. II, chap. 9, p. 346, 347).
(436) Kiedy trvoga. to do boga,
(437) Ces fêtes du couronnement étaient célébrées à Czèniochova ou lasnagora ( clair-mont ) , Heiligelinde, Vilna. Zurovjoé, Bialynicze, Berdiczév. Poczaiov, Podkamien. Sokal, Lvov (Léopol), Lezaïsk, Przemisl, Krakovie (Voyex à la fin du tome II, du Médailler Polonais, publié par Edvard Raczynski, Breslav, 1838, in-4') .
même sons ce .rapport en contestation avec la politique de Rome, en écartant sa doctrine sur les mariages mixtes , ne demandant jamais comme elle voulait la conversion des contractants y dispensant et bénissanjt sans égard pour le culte chrétienX438).Je ne veux pas m'arréter plus long-temps sur la position que la Pologne prit dans la politique religieuse de l'Europe. Elle en a subi toutes les conséquences comme la marche des événements le prouve. Je les ai suivies dans mon parallèle de TËspagne avec la Polo^pne, j'ai touché ici ce point de souffrance et de peine, afin de mieux apprécier les plaies et les ulcères qui rongeaient l'état social de la république dans la période de sa défaillance «t de son déclin.