‹ Histoire de PologneChapitre 351 sur 369 · IV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS

mam de comte (446). Les étrangers, pour désigner les honneurs nationaux de staroste on staroseic , de sénateur castellanou palatin, et d'autres dignités, donnaient anx dignitaires, à lenrs fils, à leurs descendants , le titre de comte; plusieurs ont effectivement obtenu ce titre par les faveurs des cours étrangères, et l'usage de ce titre s'introduisit enfin , dégradant et outrageant aux yeux de l'ordre équestre les noms les plus respectables dans les fastes de la république. Les héralditiens qui scrutaient l'origine des maisons illustres , n'osaient pas trop faire parade de ce titre indigne, mais la condescendance de l'union de deux nations, n'abrogeant pas les titres princiers de Litvanie et des provinces russiennes, ouvrit aux héralditiens une mine inépuisable où ils se voyaient autorisés à exploiter les titres plus honorifiques que celui de comte. Malheureux ceux qui ne purent s'accrochera ces arbres ramifiés à l'infini , ils eurent recours aux grâces impériales de l'empire d'Allemagne (447). La répugnance pour les

amoureuse décora, le 8 décembre 1756. Stanislav Auguste Poniatovski de Tordre de l'aigle- blanc, pour donner du lustre à ce fat libertin, lorsqu'il allait à Pétersbourg , dans le caractère de l'ambassadeur de la république.

(446) Voyez ci-dessus cha.ip, IdO.

(447) Niesiecki, 1738, et Dunczevski 1757 , se montraient modérés dans le dénombrement des maisons princières : mais Jablonovski 1743-1749 lésa multipliés sans fin. On signale comme chose extraordinaire, qu'en 1733 un Czetvertinski et un Massalski prirent le titre de prince dans leurs signatures. — L'empereur donna aux puissants Sapiéha, à Kazimir, mort en 1720, et à Benoît, mort eh 1707, le titre de prince, ils le dédaignèrent à cette époque. Jablonovski, en 1743, Suîkovskien 1752, furent honorés princes de l'empire. — Le reste s'accomplit sous le règne glorieux de Stanislav Auguste. la république accorda ce titre à Poniatovski en 1764, à Poninski en 1774 ; en môme temps lés Sapiéha, qui ne voulaient plus rester en arrière,prouvèrent par des généalogies gravées au burin, leurs progénitures des ducs de Litvanie. — Ils est curieux de remarquer dans ce débordement de vanité, comme elle était quelquefois blessée dans ces susceptibilités. Le prince Ignace Massalski, évéque de Yilna (pendu en 1794), contesta le titre princier à tous ceux de ce nom, disant que dans sa personne la maison de-

titres princiers est plus facilement vaincu. Les actes publics intitulaient déjà le primat et les évéques de Krakovie et de Varmie , puis certaines maisons qui ne cessaient de se qualifier dans leurs relations particulières; enfin du temps de Stanislav Auguste tous ceux qui prétendaient , le progrès était rapide. Le prince Ivan ou l'évéque de Vilna n*a pas réussi à s'introniser avec son titre dans le sénat, mais un honneur ecclésiastique égal à la royauté, recommença à tourmenter les chaises sénatoriales, c'était le cardinalat (448). Les fonctions

vait s'éteindre. Quelques autres anecdotes nous relatons dans Thist. de Litv., chap. 6.

(448) Quoique la république soit soumise à la cour de Rome, et qu'elle regarde avec vénération les dignités ecclésiastiques , elle ne fait pas grand cas du cardinalat, la pourpre ne donnant ici aucun rang ni aucune séance, ce qui fait que les Polonais ont de tous temps négligé les grandeurs étrangères. Il y a donc fort peu de cardinaux polonais, c'étaient les évéques de Krakovie et de Varmie qui en furent honorés : Zbigniev Olesnicki, évéque de Krakovie, mort en 1493; Frédérik lagellonide , prince royal , aussi évéque de Krakovie , mort en 1503 ; Stanislav Hosius, évéque de Varmie, mort en 1579 ; André Batori, aussi évéque de Varmie, mort en 1584 ; Georges Radzivill, évéque de Vilna et de Krakovie, mort en 1600 ; Bernard Macieiovski , évéque de Krakovie, et archevêque de Gnezne, mort en 1608; Jean Albert, prince royal, évoque de Krakovie, mort en 1634, et son frère, Jean Kazimir, jésuite , depuis 1684, roi , sont les seuls cardinaux de l'ancienne époque, en tout huit, dont quatre princes de la famille royale ; on pourrait compter à ce nombre encore un cardinal plus ancien, Isidor , métropolitain de Kiiov. — Depuis la mort de Macieiovski, en 1608, on peut remarquer une interruption où personne n'ambitionnait. « Mais on commence aujourd'hui à revenir de cette folle indifférence, dit, vers 1690, le courtisan Jean Dalerac (Anecdotes de Pologne, t. II, chap. 9, p. 346). Les Polonais ont fort goûté les prééminences du curdmalat» ils se sont représenté un abbé, Jean Kazimir Denhoff, envoyË du roi auprès du pape, lequel a été fait cardinal en 1686. Gela a rû veille l'ambition des évoques. » (L'évoque de Poznan, pour en mériter, Wi brûler vif Lyszczinski, voyez ci-dessus, note 435). Aussi, Michel Ra Jzieïovski, évéque de Varmie. et primat, mort en 1705, était-il dé<>(ué du chapeau. Enfin, Jean Lipski, évéque de Krakovie, mort en 174G « fut décoré en 1737 , à la présentation du roi , qui avait cette

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