‹ Histoire de PologneChapitre 352 sur 369 · IV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS

ii*étaient pas sans émolaments , et plusieurs étaieat très lucratives, mais la république voulait encore récompenser le serviee.Sous ce rapport on devrait observer une certaine égalité proportionnelle à la hauteur et à la grandeur du service. La récompense consistait dans la distribution des terres publiques, c'était le pain bien mérité (449). Aucune récompense ne pouvait mieux répondre à la qualité civique dont le principal caractère résidait dans la propriété terrestre. £n partant des grandes starosties jusqu'aux plus petites portions de terre, tout est destiné à ce but , starosties avec la juridiction ^ro^lové, et sans la juridiction, les té nutes de moindre extension, les advôcaties, les petites portions du choix vyhranieckie, formaient une gradation nombreuse , 452 starosties et nombre d'autres possessions , croissante mesure de lear diminution, réservaient un fond respectable pour le dévouement civique Les soldats paysans, après le service de plusieurs années, obtenaient comme choisis , vyhrancyy les petites portions à perpétuité, à condition de certaines redevances à la république, et leurs descendants étaient considérés comme milice d*é\\ie, vyhraniecka. Les advôcaties allaient quelquefois à perpétuité. Quant aux ténutes etssiarosties, elles ne pouvaient pas être aliénées ni données à perpétuité, si ce n'est dans des cas extraordinaires décrétés par la diète, elles étaient confiées pour un temps limité, toutes, réservées pour le bénéfice de Tordre équestre. Les plus riches étaient toujours au profit des aristocrates, et ils savaient cumuler et prolonger leur possession. Les dignités ecclésiastiques, les évéchés, abbayes, prélatures, prébendes et autres bénéfices étaient destinés aussi à la nob1esse,qui les regardait comme un trésor devant ravitailler la famille qui avait un prêtre dans son sein. Ces bénéfices étaient aussi exploités par des maisons plus influentes. Les évêques, richement dotés, vivaient avec ostentation; résidant loin de

prérogative ; mais ces rois orthodoxes , ayant cette prérogative , ne présentaient ordinairement à la cour de Rome que des étrangers, et ils avaient mainte fois force de chicanes à digérer , à cette occasion , comme il est arrivé en 1688 au défenseur de Vienne, et de la chrétienneté, en 1754 au pieux fils du converti Saxon, etc. (449) Panis bene merentium.

leurs cathédrales; ayant des palais dans la capitale , trouvaient encore un moyen de se pourvoir d*un nouveau fond dans certaines abbayes, qu'ils prenaient comme commanditaires , en les considérant comme des starosties ecclésiastiques réservées pour le bien mérité.

169. LES RESSORTS DE LA RÉPUBLIQUE FAIBLISSENT ET SE DÉPRAVENT. CONFÉDÉRATION.

Chaque noble disait qu^il n'y avait sous le ciel personne aussi libre que lui. Effectivement, il se mettait au-dessus de la loi, il la réduisait au silence , l'interprétait à son profit, la tournait à son avantage ; il la laissait agir passivement s'il ne l'appelait lui même à son aide; il gouvernait dans ses domaines et dans sa maison dcspotiquement; sa puissance paternelle prit une extension sans bornes; il y disposait de ses enfants, arbitre de leur avenir, de leur vie. La licence extrême et la douceur des lois marchent sur les mêmes chemins. Le coupable est absout, des qu'aucun particulier ne le poursuit en justice c450]. Aucun noble ne pouvait être arrêté pour quelque crime que ce soit, à moins d'avoir été convaincu juridiquement, ou d'avoir été pris en flagrant délit (451). Il semblerait que le crime reste impuni. Toutpuissant, chacun tenait la police chez lui, ne voulant souffrir celle qui pouvait gêner sa liberté [452], Pour préserver sa liberté des ennemis exté-

(450) Nemine instigaote, reus absolvitur. Le procureur, appelé instigateur, était autorisé à poursuivre les crimes et les délits, sans y être obligé, si des réclamatioos n'arrivaient pas.

(451) Neminera captivab'mus, nisi jure victum.

(452) La police est bonne, mais la liberté vaut mieux , et plus vous *^ùrmr£ [a liburté par des formes, plus ces formes fourniront des moyens à fusorjïutïon (Jean-Jacque Kousseau, Considérations sur le gouvernement rftî Pidogne, chapitre 7 ). — J'ai ouï dire à des étrangers, que La piïUœ de votre patrie ne vaut guère mieux que celle delà Tartarie [observûtionade Mably, t. I, p. 11, et il se plaint qu'il y manque d'auberjses^ comme suite de mauvaise police ]. — Si Mably connaissait les (lispt^ liions policières relatives aux paysans, il aurait vu que ce n'élu it pas k la ta tare, mais conformément aux règles des pays les plus oivLltSL^s, cMI devait en être édifié ; Jean-Jacque Rousseau aurait vu

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