Chute de Tyzenhaus
La calomnie la plus ignominieuse, la violence brutale et Toutrage le plus grossier, réussirent jusqu'à tel point, qu'il n'y eut plus de possibilité pour Tyzenhaus de se justifier. Ses persécuteurs se présentèrent à Horodnica comme des brigands, ils s'emparèrent de ce faubourg et de ses majestueux édifices à main armée. Tyzenhaus en sortit à pied, un bâton de pèlerin dans la main et les quitta à jamais. On y pilla, on ruina les manufactures ; on refusa aux fabricants et aux ouvriers les subsides convenus. En accusant Tyzenhaus d'être cause d'un million de déficit , on préleva quatre millions sur ses biens fonciers. Le reste de sa fortune fut saisie par quelques particuliers qui trouvèrent les moyens de se l'approprier impunément. Révolté de l'injustice et de l'injure, Tyzenhaus d'un caractère inflexible dans le malheur, trahi et oublié du roi, passa le peu de jours qui lui restaient à vivre dans la capitale, à quelques pas du château de Varsovie, où Stanislav Auguste, s'abîmait dans ses jouissances , et il y mourut dans la misère , en 178IJ. Horodnica dépeuplée et déserte , aussi bien que les décombres des magnifiques murailles de Lososna, protestentencore contre la lâche indolence , qui loin de savoir résister à la méchanceté, devint son instrument et son complice. Les manufactures et les fabriques de Tyzenhaus furent négligées et même persécutées. Cependant la main de la destruction , ne fut pas capable de saper jusque dans sa base un monument dont les restes ouvrirent long-temps encore l'em-preinte de la gloire industrielle que la Pologne avait due à ce ministre infortuné. Les fabriques se maintinrent en grande partie et ne cessèrent point de produire et d'alimenter l'industrie nationale. Comme ces idées et ces lumières, contre lesquelles se déclarent l'obscurantisme, la méchanceté et le préjugé ; une fois enracinées, elles poussent des
germe« MenflBiîsants, se propagent, se dëveloppenl à ravaii tagçde 1%Btnafiilé, malgré toutes les entraxes et malgré les phis indignes persécQ tiens