‹ Histoire de PologneChapitre 65 sur 369 · Ou convient de proclaorner la constUutlont · texte numérisé non relu

Ou convient de proclaorner la constUutlont

Le précis et la base de la constitution rédigée par la députation nommée à cet efiFet, étaient connus mais l'ensemble et la suite des articles restaient toujours inconnus à la

marchands grect» arméniens, italiens, français et allemands. Tous ces gens, qai se faisaient recevoir bourgeois dans les petites vitles polonaises, bien loin d*étre des citoyens, étaient an contraire le fléau de la Pologne. Bien loin d*étre réunis par un>intérét commun, ils sentaient que tous leurs intérêts se croisaient et s* entrechoquaient; leur bot à tous était défaire une petite fortune aux dépens des Polonais et delà porter dans leur patrie ; tous les moyens leur étaient bons, pourvu qu*ils y arrivassent; prétendre faire des citoyens utiles , d'hommes aussi divisés par leurs intérêts, leurs mœurs, leurs usages et même leur langue ; entreprendre de les faire renoncer à leur pays , c*est entreprendre rimpossible (Mébée, hist. de la révol. de Pol. en 1791, seconde édit. p. 65, 66). La diète nobiliaire ne pensait pas de cette façon, et sachant qu'un très-grand nombre de familles allemandes peuplait les capitales, elle accorda ce que la bourgeoisie demandait, et lui ouvrit le chemin de la naturalisation au nivellement prochain qui devenait indispensable par le progrès etTébranlementde Tesprit de corps de la noblesse. Cet esprit fut en effet ébranlé par la force du temps, et fléchit sur ses deux extrémités. D*un côté il ne put résister aux attraits que Taristocratie lui présentait et il démentit ses principes d* égalité; commençant à participer aux prétentions de TégoïsmeJ! se fit complice de la ruine des bases sur lesquelles reposait son corps. De Tautre côté il devint plus enclin à admettre à ses prérogatives les gens quMl considérait comme étrangers ou inférieurs; il donna k ses principes une certaine extension, plus conforme aux progrès du siècle, et à la mission qu'effectivement Tordre équestre aurait remplie, s*i1 n'avait été arrêté par la rigueur de Tesprit de corps. Mais en même temps Tordre équestre entraîné dans des concessions, cherchait à reconnaître se^ abus et à y mettre ordre. Il remarqua que dans son cercle , agissaient en citoyens beaucoup - de gens dont la noblesse était douteuse ou pouvait être légalement contestée; qu'il y en avait même qui, sans être honorés par aucun titre nobiliaire, exerçaient les droits civiques : on chercha à réprimer ces abus, bien qu^autorisés par Tusage des siècles. On défendît, dans les palatinats russiens, aux gratialistes, de partager les suffrages de Tordre équestre, puisqu'ils n'étaient point nobles. Afin de fermer les

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