Perfidie de FrédeHc-^GuIllauine II
La déclaration de l'impératrice du i8 mai 1792 , disait, qu'elle n'avait jamais songé à reconnaître la constitution du 3 mai, et que, pour appuyer les démarches salutaires des confédérés de Targovica, elle donnait ordre à son armée de pénétrer en Pologne. En conséquence les troupes russes, commandées par Rakbovski et Michel Erétchétnikovf, passèrent le 10 les frontièresde la couronne, et le 21 dunième mois franchirent celles de la Litvanie. Sur cent mille hommes de cette armée imposante, on en comptait 80,000 d'une organisation régulière et 20,000 kozaks. La diète de Varsovie se sépara le 29 mai. Le roi de Pologne s'adressa alors à Frédéric-Guillaume II, par une lettre du 31 du mois de mai, conçue dans les termes d'une généreuse confiance, en le prévenant qu'il allait bientôt lui demander des secours, conformément aux traités et à ses promesses réitérées. Le roi de Prusse, dans sa réponse en date du 8 juin, accuse les Polonais de s'être donnée à son insu, et sans son concours à une constitution qu'il n'avait jamais songé à soutenir. Qu'il avait été aisé de prévoir les embarrasdanslesquels la Pologne se trouvait alors, que sa façon de penser et le langage de ses ministres n'avait jamais varié. Il s'en référa à l'avis dn roi de Pologne : était-il obligé de tenir ses engagements lorsque l'état de choses était entièrement changé et que les coTijonctures présentes, amenées par la constitution du
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3 mai; n'étaient point applicables aux stipulations contractées. Il assure enfin, qu'il serait tout prêt à se concerter avec l'impératrice et à s'entendre en même temps avec la cour de Vienne, pour convenir des mesures capables de rendre à la Pologne sa tranquillité. Dans une telle perplexité, lorsque la noire perfidie d'un allié parjure était mise au grand jour, Stanislav-Auguste, devait payer de sa personne et tenir tête à l'invasion. Le commandement suprême lui fut remis à cet effet, et on attendit avec anxiété le moment où le roi viendrait en personne partager les fatigues de la campagne.