‹ Histoire de PologneChapitre 93 sur 369 · Paoitlon des perturbateurs; inquiétudes · texte numérisé non relu

Paoitlon des perturbateurs; inquiétudes

Cet événement remplit le cœur de Kosciuszlco de la plus profonde douleur. Il prit toutes les mesures possibles pour que de pareilles scènes ne fussent plus reproduites. Pour satisfaire Timpatience du peuple, il établit des trii)unaux militaires, pour la punition immédiate des prévenus de haute trahison; mais aussi il ordonna l'exécution des principaux moteurs de la journée du 28 juin, qui furent pendus le 26 juillet, au nombre de sept (78). Konoplia

(78) « Od avait donc mis daos celte instruction plus de célérité que dans celle des délits trop manifestes des agens de ki Russie) )> dit Ferrand dans son ihistûice des trois dénienibreineflts de la Pologne , où il se plaint cte refferveacence populaire. Après ce coup de répression , le tribunal révolutionnaire , iefi9 septeeabre , 9 et 17 octobre, publia les listes de condamnation des contumaces qu^on pendait en effigie. Félix Polocjki, Xavier Branicltl, SévérinAzévuski , Geoiges Yielboiski , Antoine Zlotnicki , Adam JVIoszczenski » Jean Zagurski , Jean ;BttQb0' rzevski, Michel Kobylecki, Jean Svieikovski, Fran<;ois Uulericz, Jacob Szmul , Kazimlr Raczinski , Théophile Zalu^ki , Stanisiav Bielinski , Florian Drevnovski , Antoine Pulaski , Michel J-o^polt , Hyacinthe Malachovski, Adam Szidiovski, Kazimir Mieczkovski, Gaétan Mionczinski, Thadée Vlodek, Ignace Lobarzevski, Adam PodhovskijKurdvanovski. Ainsi justice a été faite sur plusieurs qui figurent dans notre relation des événements précédents ; mais quand le tribunal condamna Tévéque de Lublin Skarszevski, le troisième des évéque^ qui assistèrent^ la dléle.de Grodno, et lorsqu'on allait l'exécuter, puis, qu'il 4taitdu nombre des détenus, Kosciuszko le gracia. L'opinion nationale réprouva toujours cet acte de clémence, et ne voulut pas pardonner à âku^evski,. d'avoir manqué à la patrie; même quand il fut primat du royaume tzarisn il n'évita pas la réprobetion.— Tous ces événements en Pologne aie cessaienl d'être inoriminés par les ennemis de jacobinisme, de,ptfMcH»|iti«o àla mareheiréffolutioonaire ! et ne salisfalsaient guère lesmoteurset les efaefe de la révolution en)Efanee.iQafs résidait toujours à Paris, comme représentant de la république inaargée de la Pologne , et il éprouvait les reproches et la répugnance de la convention. Après la répression.de l'exaspération du peuple^du 2SJuin, le comité de salut public exigea de Bars une réponse ciOégorique sur «es q.uefitions : tf Si le général Kosciuszko assure d'un côté théociquemeut , qu'il se sert des moyens vraiment révolutionnaires pour, sauver la Pologne ,

DE KOSGIUSZKO. 191

et qoaire aalres forent condamnés au haunissement et Ton intima à ceux qai ayaient encore pris part à ces violences Tordre de se rendre an camp, pour y être enrôlés dansdir^s régiments. Cependant la fermentation des esprits était bien loin d'être assoupe.Le parti de la cour 'et celui desbugo* lûstes s'incriminaient mutuellement. Au moment où la capitale était assiégée par les Prussiens et les Russes, arriva la mort inopinée du primat prince Michel Poniato^ski, frère du roi. L'opinion généralement accréditée fut, que cette mort avait été précipitée par sa famille, pour lui éviter le supi^ce flétrissant qu'il a\«it mérité par sa conduite toute récente. Des soupçons sur les relations de plusieurs in-^ dividits avec Tennemi inquiétaient l'opinion. L'irritation augmentait fiensii)lem«ii; et Tesprit public se refroidissait. Yilno, capital «de la Litvanie, fut menacée M'événeraents semblables à ceux qui se passaient à Varsovie, mais le discours de liich^ Oginski, solennellement improvisé devant le penf^le, calma reffervescence , sans cependant l'apaiser ^itièrement.

Page 1